Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont affirmé, dans un communiqué publié le 9 juin, que la coalition RDF/AFC-M23 et ses alliés auraient mené des attaques de drones contre la localité de Mikenge, dans les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu.
Selon l’armée congolaise, ces opérations auraient touché des zones habitées, exposant davantage les populations civiles déjà affectées par l’insécurité dans cette partie de la province. Les FARDC estiment que l’utilisation de drones dans ce contexte constitue une escalade de la violence et pourrait aggraver la situation humanitaire sur le terrain.
Dans leur communiqué, les FARDC dénoncent également ce qu’elles considèrent comme une violation du droit international humanitaire, affirmant que les populations non combattantes se trouvent directement exposées aux conséquences des affrontements.
L’armée congolaise appelle par ailleurs les habitants à la vigilance et les invite à collaborer avec les services de sécurité en signalant tout mouvement suspect susceptible de menacer la sécurité des civils.
À ce stade, les accusations formulées par les FARDC n’ont pas fait l’objet d’une confirmation indépendante. Aucun bilan officiel des éventuelles victimes ou des dégâts causés par ces attaques n’a été communiqué dans le document consulté.
Ces allégations interviennent dans un contexte de tensions persistantes dans l’est de la RDC, où les affrontements entre les FARDC et les groupes armés continuent d’alimenter l’instabilité sécuritaire et les déplacements de populations.
La Gazette du Continent
