La voix du cardinal Monsengwo Pasinya s’est tue définitivement le 11 juillet 2021, à l’âge de 81 ans , à Versailles, six jours après son évacuation en France, dans un état critique.
Dernière cette voix monocorde et sa soutane se cachaient le costume d’un redoutable homme politique et une de dernières personnalités d’envergure qu’ait connu la RDC.
Ces phrases cultes ont marqué les esprits : « Que les médiocres dégagent » . Il a qualifié le discours du Chef de l’Etat Joseph Kabila de « logorrhée » ou au lendemain de la marche des chrétiens du 21 janvier 2016 , lorsqu’il s’est indigné en des termes virulents : « Nous voulons que règne la force de la loi et non la loi de la force ».
Il avait été l’une des voix critiques à l’égard des différents régimes qui se sont succédés en RDC.
Il a été intraitable avec le maréchal Mobutu , le président M’zee Laurent -Desiré Kabila, l’ancien président Joseph Kabila et l’actuel président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi.
C’était une voix qui portait, il a été un véritable contre-pouvoir lui seul.
En 2019, Félix Antoine Tshisekedi est élu président,
il conteste, il affirme sur la base des résultats compilés par la Cenco que c’est Martin Fayulu qui a gagné les élections.
L’annonce de son décès , le 11 juillet à Versailles, sera suivie d’hommages unanimes au sein de toute la classe politique Congolaise.
Sur Twitter, le chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi a exprimé sa douleur et rendu hommage à ce « Prince de l’Église qui œuvra longtemps au service du peuple » et « fut l’un des acteurs majeurs de la démocratisation de notre pays ».
Laurent Monsengwo était un intellectuel qui jouissait d’un grand prestige en RDC pour son rôle politique.
Jean-Claude Mass Mombong
