Un incendie s’est déclaré mercredi 2 septembre 2026 sur l’avenue Mpoko, dans le quartier Cahi, commune de Bagira, à Bukavu, dans la province du Sud-Kivu.
Selon la Société civile, sous-noyau de Cahi, les flammes ont touché deux établissements scolaires, à savoir l’EP Uhuru et l’Institut Fariala. Le bilan précis des dégâts matériels n’a pas encore été communiqué.
Une origine encore inconnue
Les circonstances ayant conduit au départ du feu restent, pour l’heure, indéterminées. La Société civile souligne que les deux établissements concernés ne seraient pas alimentés en électricité et ne disposeraient pas non plus de cuisine, ce qui, selon elle, soulève des interrogations sur l’origine du sinistre.
Elle appelle ainsi les services compétents à ouvrir des investigations afin d’établir les circonstances exactes de cet incendie.
Une tentative d’incendie signalée quelques jours auparavant
Cette nouvelle alerte intervient alors qu’une tentative d’incendie avait déjà été signalée la semaine précédente sur l’avenue Chishangi, toujours dans le quartier Cahi.
Selon la Société civile, le feu avait pu être maîtrisé avant de provoquer d’importants dégâts. L’incident avait néanmoins provoqué l’inquiétude des habitants, certains locataires ayant temporairement quitté leurs maisons par mesure de précaution.
Une série d’incendies qui inquiète à Bukavu
Ces incidents surviennent dans un contexte marqué par plusieurs incendies signalés ces derniers mois dans différents quartiers de Bukavu. La répétition de ces sinistres alimente l’inquiétude au sein de la population, notamment dans les zones où les moyens de lutte contre les incendies restent limités.
À Cahi, la succession rapprochée de ces deux incidents renforce les préoccupations des habitants, qui souhaitent voir les autorités établir clairement les causes des départs de feu.
La Société civile appelle à éviter les accusations
Face à cette situation, la Société civile de Cahi appelle la population à renforcer sa vigilance et à signaler rapidement tout comportement ou mouvement jugé suspect.
Elle demande également une attention particulière à la sécurisation des établissements scolaires et des habitations.
Toutefois, elle invite les habitants à éviter les accusations et les conclusions précipitées, en attendant les résultats des investigations menées par les services compétents.
Pour la Société civile, la sécurité dans le quartier dépend à la fois de la vigilance de la population, de la collaboration avec les autorités et de la conduite d’enquêtes permettant de déterminer les véritables causes de ces incendies.
La Gazette du Continent
