Le ministère des Postes et Télécommunications annonce l’ouverture d’une opération visant à identifier et récupérer les terrains ainsi que les immeubles appartenant à la Société congolaise des postes et télécommunications (SCPT) qui auraient été spoliés.
Dans un communiqué de service publié le 19 mai 2026, le cabinet du ministre des Postes et Télécommunications, Me José Mpanda Kabangu, indique que ce dernier a effectué une descente sur plusieurs sites de la SCPT à travers lesquels il a constaté l’occupation irrégulière de nombreux biens immobiliers de cette entreprise publique.
Les occupants invités à présenter leurs titres de propriété
Face à cette situation, le ministre demande à toutes les personnes occupant les différents sites concernés et disposant de titres fonciers de propriété de se présenter à son cabinet de travail, situé au troisième niveau de l’immeuble du gouvernement sur le boulevard du 30 Juin à Kinshasa. Les concernés sont appelés à fournir tous les documents et éléments de preuve justifiant leur occupation. Un délai d’un mois leur est accordé avant l’application de mesures que le ministère qualifie d’urgentes et importantes pour rétablir l’État congolais dans ses droits.
Une démarche inscrite dans la politique de récupération des biens publics
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la volonté des autorités congolaises de renforcer la protection du patrimoine public et de lutter contre la spoliation des biens de l’État. Lors de la 89ème réunion ordinaire du Conseil des ministres, le président de la République avait insisté sur la nécessité pour le gouvernement de prendre des mesures visant à récupérer plusieurs patrimoines publics occupés illégalement à travers le pays.
La SCPT confrontée depuis plusieurs années à des difficultés structurelles
Ancienne OCPT, la Société congolaise des postes et télécommunications traverse depuis plusieurs années une crise financière et structurelle profonde, marquée notamment par la dégradation de ses infrastructures, la baisse de ses activités et la perte progressive de plusieurs actifs immobiliers. Plusieurs rapports et dénonciations ont régulièrement fait état de cas de spoliation de terrains et bâtiments appartenant à cette entreprise publique stratégique, particulièrement dans les grandes villes du pays.
La Gazette du Continent
