À l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, le président de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDé), Martin Fayulu, a adressé un message à la Nation dans lequel il a salué la qualification historique des Léopards pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026, avant de consacrer l’essentiel de son intervention à la situation sécuritaire et politique du pays.
L’opposant a rendu hommage aux populations du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, qu’il a présentées comme victimes d’« une guerre injuste imposée par le M23, le Rwanda et les ADF ». Selon lui, leur protection doit constituer « la priorité absolue de l’action gouvernementale ».
Martin Fayulu a également eu une pensée pour les victimes de l’épidémie d’Ebola avant d’inscrire son discours dans la mémoire des figures de l’indépendance, notamment Patrice Lumumba et Joseph Kasa-Vubu.
Sur le plan politique, le leader de l’ECiDé a réaffirmé son opposition « ferme » au projet de révision de la Constitution du 18 février 2006.
Il a estimé qu’engager une telle réforme alors que certaines parties du territoire national demeurent sous occupation étrangère reviendrait à « offrir des arguments aux sécessionnistes et ouvrir la voie à la balkanisation ».
Martin Fayulu est également revenu sur la création, le 19 mai dernier, de la Coalition Article 64, qu’il a lancée avec d’autres leaders politiques et des représentants de la société civile. Il a évoqué la mobilisation du 3 juin ainsi que la manifestation du 12 juin devant le Palais du Peuple, saluant les victimes de cette mobilisation.
S’adressant directement aux membres des Forces armées, de la Police nationale et de la magistrature, l’opposant leur a rappelé qu’ils avaient, selon lui, « prêté serment à la Nation, pas à un homme ». Il a également accusé le pouvoir d’instrumentaliser des « pasteurs de sommeil » et des milices pour réprimer les mouvements de contestation.
En conclusion, Martin Fayulu a lancé un appel à une « grande marche nationale » prévue le 8 juillet 2026 à travers l’ensemble du territoire national ainsi qu’au sein de la diaspora. Il y réclame la démission du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qu’il accuse de « tentative de violation de la loi fondamentale ».
Keno M.
