La ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, Recherche scientifique et Innovations, la professeure Marie-Thérèse Sombo, a présidé, ce lundi 29 juin, à l’Institut national des arts (INA), la cérémonie officielle de restitution du colloque scientifique national consacré à l’évaluation de la Constitution du 18 février 2006.
Organisées simultanément dans les pôles scientifiques de Kinshasa, Lubumbashi et Kisangani, ces assises ont réuni des constitutionnalistes, juristes, politologues, sociologues, économistes, anthropologues, linguistes, praticiens du droit ainsi que de nombreux chercheurs autour d’une réflexion scientifique consacrée au renforcement de la gouvernance institutionnelle en République démocratique du Congo.

Dans son allocution, la ministre a rendu hommage à la communauté scientifique congolaise, saluant son engagement au service de la Nation. Elle a rappelé que, face aux menaces pesant sur la dignité et l’intégrité territoriale du pays, les chercheurs réunis au sein du Front patriotique scientifique national avaient mis leur expertise à la disposition de l’État.
Selon Marie-Thérèse Sombo, leurs analyses, leurs travaux juridiques, leurs recherches historiques et leurs expertises multidisciplinaires ont permis de doter les institutions nationales d’arguments destinés à défendre les intérêts de la République sur la scène internationale.
« Hier, la science a protégé la Nation. Aujourd’hui, elle éclaire la République », a déclaré la ministre, soulignant le rôle stratégique de la recherche scientifique dans l’élaboration des politiques publiques.
Elle a également salué le patriotisme des chercheurs qui, au-delà de leurs responsabilités académiques, ont accepté de mettre leur savoir au service de l’intérêt général. La ministre a insisté sur la rigueur scientifique, l’objectivité et la méthode qui ont guidé les travaux, les distinguant de toute considération partisane.
Évoquant les défis à venir, Marie-Thérèse Sombo a estimé que les mutations institutionnelles, économiques, sécuritaires, climatiques et technologiques nécessiteront une implication accrue de la communauté scientifique nationale.

« La Nation aura toujours besoin de ses scientifiques. Fidèles à leur vocation et à leur devoir patriotique, ils répondront présents. Votre ministère est fier de vous. La République compte sur vous », a-t-elle affirmé.
La ministre a par ailleurs indiqué que l’évaluation de la Constitution du 18 février 2006 ne constitue ni un exercice de circonstance ni un effet de mode. Selon elle, cette démarche scientifique et républicaine s’inscrit dans la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Grand Chancelier des Universités et Instituts supérieurs, visant à bâtir un État fort, moderne, efficace et au service du peuple congolais.
À travers cette initiative, le ministère réaffirme la place centrale de la recherche scientifique dans l’accompagnement des réformes institutionnelles et dans la recherche de solutions durables aux défis auxquels fait face la République démocratique du Congo.
À l’issue de la cérémonie, un exemplaire des conclusions du colloque a été officiellement remis au conseiller principal au collège juridique de la Présidence de la République, représentant le directeur de cabinet du Chef de l’État.
Tenplar Ngwadi
