L’ancien ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende Omalanga, a vivement critiqué l’Église catholique à la suite de la récente prise de position de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) contre le projet de changement de la Constitution.
Intervenant dans le débat public, l’ancien porte-parole du gouvernement sous la présidence de Joseph Kabila a estimé que l’Église catholique constitue un obstacle récurrent dans la vie politique congolaise.
« L’Église catholique est devenue un problème pour notre pays, il faut régler ce problème », a-t-il déclaré, affirmant que cette institution religieuse aurait régulièrement suscité des controverses lors des scrutins de 2006, 2011 et 2018.
Pour illustrer son propos, Lambert Mende a comparé l’attitude de l’Église à celle d’un enfant qui poserait constamment des difficultés au sein de sa famille. Selon lui, l’institution catholique devrait « changer de comportement ».
L’ancien ministre est également revenu sur le rôle historique de l’Église catholique dans le pays. Évoquant la période postindépendance, il a affirmé que celle-ci aurait critiqué le Premier ministre Patrice Emery Lumumba en le qualifiant de communiste et qu’elle aurait célébré des messes après son assassinat.
« C’est depuis 1960 qu’elle est un problème pour ce pays », a soutenu Lambert Mende, avant de conclure en appelant l’Église catholique à modifier son attitude.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de vives discussions autour du débat constitutionnel en République démocratique du Congo, marqué notamment par les récentes prises de position de la CENCO.
Tenplar Ngwadi
