De nouveaux panneaux publicitaires faisant la promotion du projet de changement constitutionnel ont fait leur apparition dans plusieurs artères de Kinshasa, relançant le débat autour de l’avenir de la Constitution de 2006.
Visibles à différents endroits de la capitale, ces affiches arborent notamment le slogan en lingala « Toza ba zoba te », traduit en français par « Nous ne sommes pas des idiots ». Elles mettent également en avant plusieurs messages destinés à interpeller l’opinion publique, parmi lesquels « Fatshi mutu azo bundela mboka » (« Fatshi, l’homme qui défend le pays ») et « Peuple nde aloba oui ou non » (« C’est au peuple de dire oui ou non »).
À travers ces messages, la campagne semble vouloir convaincre la population de soutenir l’organisation d’un référendum constitutionnel. Son déploiement à grande échelle dans la capitale témoigne d’une opération de communication d’envergure, visiblement bien financée et soigneusement organisée.
Cette offensive médiatique intervient dans un contexte de fortes divergences autour de la question constitutionnelle. D’un côté, les partisans du projet mettent en avant le recours au peuple pour trancher le débat. De l’autre, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), plusieurs formations de l’opposition ainsi qu’une partie de la société civile appellent à la défense de la Constitution actuellement en vigueur.
Alors que les discussions se poursuivent sur l’opportunité d’une réforme constitutionnelle, l’apparition de ces panneaux marque une nouvelle étape dans la bataille de communication qui se joue autour de cette question au cœur du débat politique congolais.
Tenplar Ngwadi
