L’opposant congolais Delly Sesanga, membre de la coalition de l’opposition C64, a réaffirmé son attachement à la Constitution du 18 février 2006, qu’il considère comme l’un des textes les plus consensuels élaborés par la République démocratique du Congo depuis son indépendance.
Dans une déclaration, Delly Sesanga a souligné que la Constitution de 2006 ne saurait être associée à une personnalité politique, à un parti ou à une majorité circonstancielle. Selon lui, ce texte est le fruit d’un large consensus national et représente la synthèse des aspirations du peuple congolais, de ses épreuves ainsi que des enseignements tirés de plusieurs décennies d’instabilité politique.
« La Constitution de 2006 n’est donc ni la Constitution d’un homme, ni celle d’un parti, ni celle d’une majorité circonstancielle. Elle est probablement le texte le plus inclusif que la Nation congolaise ait produit depuis l’indépendance », a-t-il déclaré.
Tout en reconnaissant qu’aucune œuvre humaine n’est parfaite, l’opposant a rappelé que les rédacteurs de la Constitution avaient prévu un mécanisme permettant son adaptation aux évolutions de la société. Il a ainsi évoqué l’article 218, qui définit la procédure de révision constitutionnelle, tout en rappelant l’existence des limites fixées par l’article 220.
Pour Delly Sesanga, la possibilité de réviser la Constitution ne doit toutefois pas être dictée par des considérations de majorité politique. Il estime qu’une modification de la loi fondamentale ne peut se justifier que lorsqu’elle devient incapable de répondre aux besoins fondamentaux de la Nation.
« Toute Constitution peut connaître des adaptations. Aucune œuvre humaine n’est parfaite. C’est précisément pour cette raison que les constituants de 2006 ont prévu, à l’article 218, une procédure de révision permettant d’adapter le texte aux évolutions de la société, sous réserve des limites fixées par l’article 220. Mais une Constitution ne se modifie pas parce qu’une majorité politique dispose de la capacité de le faire. Elle se modifie lorsqu’elle est devenue incapable de répondre aux besoins fondamentaux de la Nation », a-t-il affirmé.
À travers cette prise de position, le membre de la coalition C64 réaffirme son opposition à toute démarche de révision constitutionnelle qui ne répondrait pas, selon lui, à une nécessité nationale clairement établie.
Keno M.
