Le débat autour d’une éventuelle révision de la Constitution continue d’alimenter les tensions politiques en République démocratique du Congo.
Dans une déclaration rendue publique, Ben-Shanal Kimoni, fils politique du défunt Chérubin Okende et porte-parole de la Nouvelle Génération Politique de la RDC, s’est interrogé sur la position de l’Union pour la démocratie et le progrès social et de l’Union sacrée de la Nation vis-à-vis de l’article 220 de la Constitution.
« Donc l’UDPS et l’Union sacrée ont en aversion l’article 220 de la Constitution ? », a-t-il déclaré.
Pour Ben-Shanal Kimoni, le contenu de cet article ne résulte pas d’une initiative isolée, mais constitue l’aboutissement de longues luttes politiques menées contre la dictature en RDC.
Il estime que cette disposition est le fruit du combat historique des forces politiques congolaises, notamment celui revendiqué depuis des décennies par l’Union pour la démocratie et le progrès social et ses militants.
Le porte-parole de la Nouvelle Génération Politique de la RDC rappelle également que les revendications en faveur des limitations constitutionnelles du pouvoir avaient déjà été portées lors de la Conférence nationale souveraine, du dialogue intercongolais ainsi que par l’opposition à l’ancien président Joseph Kabila jusqu’en 2017.
« Entreprendre une démarche rétrograde est une honte pour un peuple qui prétend grandir », a-t-il ajouté.
Ces déclarations interviennent dans un climat politique marqué par des discussions persistantes autour d’une possible réforme constitutionnelle et des spéculations liées à un éventuel troisième mandat du président Félix Tshisekedi.
Keno. M
