Le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-botayi, a répondu ce jeudi 14 mai 2026 devant le Sénat à une question orale avec débat initiée par le Sénateur Célestin Vunabandi, dans le cadre de l’exercice de redevabilité institutionnelle.
Les échanges ont principalement porté sur la rétrocession due aux provinces, l’opérationnalisation de la Caisse nationale de péréquation ainsi que la gestion des biens zaïrianisés.

Concernant la rétrocession des 40 % des recettes nationales revenant aux provinces, le Ministre des Finances a rappelé les dispositions de l’article 175 de la Constitution ainsi que celles de la loi n°11/011 relative aux finances publiques. Il a précisé que l’État central peut, conformément au cadre légal en vigueur, retenir temporairement une partie des rétrocessions en attendant le transfert effectif des charges correspondantes.
Au cours des débats, le Gouvernement a également annoncé la mise à disposition d’une enveloppe de 20 millions USD destinée à accompagner l’opérationnalisation de la Caisse nationale de péréquation. Présentée comme un instrument stratégique de financement des investissements et du développement des provinces, cette structure devrait faire l’objet d’un atelier spécifique chargé de définir une stratégie globale de mise en œuvre.

Dans cette dynamique, le Comité d’Orientation de la Réforme des Finances Publiques poursuit déjà les travaux préparatoires de ces assises qui réuniront les différentes parties prenantes concernées par cette réforme.
À travers ses réponses, Doudou Fwamba Likunde Li-botayi a réaffirmé les efforts engagés par le Gouvernement sous le leadership du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, en vue du renforcement progressif de la gouvernance des finances publiques et de la consolidation de l’équité entre les provinces.
Les discussions ont également permis aux Sénateurs de soulever de nouvelles préoccupations afin d’approfondir davantage le débat. En raison des contraintes liées à l’agenda de la Chambre haute, une motion incidentielle adoptée en plénière a renvoyé la poursuite des échanges dans un délai de 48 heures, dans un climat qualifié de républicain et apaisé.
Tenplar Ngwadi
