L’Association des Enfants des Soldats au Front pour la Paix (ASESOFP) alerte sur la situation des enfants issus des familles de militaires dans la ville de Beni, au Nord-Kivu. Dans une correspondance adressée, vendredi 3 juillet 2026, au commandant du Secteur opérationnel Sokola 1 Grand Nord, la structure affirme que plus de 5 000 enfants de militaires n’ont pas été scolarisés au cours de l’année scolaire écoulée, faute de moyens financiers.
Selon l’ASESOFP, cette situation s’accompagne d’une forte précarité sociale qui expose plusieurs de ces enfants à la mendicité et à d’autres formes de vulnérabilité.
L’organisation indique avoir mené plusieurs études sur le terrain et réalisé des plaidoyers, en collaboration avec les services compétents, afin d’obtenir une assistance en faveur des enfants de militaires en situation difficile. Elle affirme avoir également facilité la prise en charge de certains cas par des organisations humanitaires.
Dans sa correspondance parvenue à la Gazette du Continent, l’association sollicite l’appui du commandement du Secteur opérationnel Sokola 1 pour la mise en œuvre de deux initiatives, notamment un projet visant à favoriser le retour des enfants à l’école et un autre destiné à lutter contre la mendicité.
L’ASESOFP estime que ces actions contribueraient à améliorer les conditions de vie des enfants dépendants des militaires engagés au front et à préserver leur avenir. À ce stade par ailleurs,le commandement du Secteur opérationnel Sokola 1 n’a pas encore réagi publiquement à cette requête.
Magloire Mutulwa
