Le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a entrepris une série de démarches dans le cadre de l’établissement des faits liés aux incidents survenus lors de la manifestation du 12 juin dernier aux abords du Palais du Peuple, à Kinshasa.
Selon une dépêche de sa cellule de communication publiée dans la soirée du mercredi 17 juin 2026, le ministre a adressé des correspondances officielles aux présidents des formations politiques de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDé), de l’Alliance pour le Changement (A.Ch), de l’ENVOL et d’Ensemble pour la République. Des courriers ont également été transmis au président du Conseil national de suivi de l’Accord (CNSA) ainsi qu’à la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).
Ces correspondances visent à recueillir des éléments d’information, des déclarations ainsi que toute documentation utile susceptible d’éclairer les événements survenus lors de cette manifestation, dans le cadre de la recherche de la vérité.
Organisée par l’opposition, la manifestation du 12 juin avait pour objectif d’exiger le retrait de la proposition de loi sur le référendum. Selon ses initiateurs, cette initiative s’inscrirait dans une démarche visant à modifier la Constitution et à permettre au président Félix Tshisekedi de se maintenir au pouvoir au-delà de 2029, date prévue pour la fin de son mandat à l’issue des élections générales attendues en 2028.
Dans sa communication, le ministère de la Justice souligne que cette démarche s’inscrit dans le respect des principes de légalité, d’impartialité et de transparence.
« Cette démarche s’inscrit dans le respect des principes de légalité, d’impartialité et de transparence, et vise à garantir l’effectivité de la recherche de la vérité ainsi que la bonne administration de la justice. Conformément aux prérogatives du ministère public, injonction a été donnée au Procureur près la Cour de cassation d’ouvrir une enquête judiciaire, aux fins d’établir les faits, d’en identifier les auteurs, co-auteurs ou complices éventuels, et d’en tirer toutes les conséquences de droit, dans le strict respect des droits de la défense et des garanties procédurales », précisent les services du ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux.
Le ministère rappelle également que Guillaume Ngefa s’était rendu, le 12 juin, auprès de certains responsables et leaders politiques blessés lors des incidents afin de leur témoigner l’attention du gouvernement et la solidarité des institutions publiques.
Plusieurs jours après les événements, les divergences demeurent quant au bilan des incidents. Alors que le gouvernement provincial de Kinshasa affirme qu’aucun décès n’a été enregistré et fait état de quelques blessés, l’opposition avance un bilan plus lourd, évoquant des morts, de nombreux blessés ainsi que d’importants dégâts matériels.
L’enquête judiciaire annoncée devra permettre d’établir les circonstances exactes des faits et de déterminer les responsabilités éventuelles.
Tenplar Ngwadi
