Une nouvelle attaque attribuée aux combattants des ADF a frappé ce mardi 19 mai 2026 le village d’Alima, situé à environ sept kilomètres au nord de Biakato-centre, dans la chefferie de Babila Babombi, territoire de Mambasa, en province de l’Ituri. Selon des informations relayées par l’équipe de monitoring de l’APDEF Mambasa, le bilan provisoire fait état de 17 civils tués, parmi lesquels figureraient cinq membres de la communauté pygmée.
Plusieurs dégâts matériels ont également été enregistrés, notamment l’incendie d’un hôtel, de plusieurs kiosques ainsi que de trois motos. Des chèvres auraient aussi été emportées par les assaillants.
Des sources locales indiquent que des éléments armés avaient déjà été signalés dans les environs d’Alima vers 11 heures mardi, où deux personnes auraient été exécutées avant l’attaque principale. Malgré l’alerte transmise aux services de sécurité, l’assaut contre le village n’aurait pas été empêché.
Le bilan demeure provisoire, plusieurs habitants restant portés disparus alors que l’accès à la zone demeure difficile en raison de l’insécurité persistante.
Par ailleurs, selon les mêmes sources, les assaillants auraient poursuivi leur progression de l’est vers l’ouest. Une nouvelle attaque aurait été signalée ce mercredi à Manyama où deux personnes auraient déjà perdu la vie selon des informations préliminaires.
Face à cette évolution de la situation, plusieurs localités de l’ouest de Mambasa, notamment Kundu, Pakwida, Kasoko, Mitume, Lelesi, Luhindi, Mabangungu, Dondola, Mahu, Vukutse, Wamba, Kalongo, Mabuho, Amani et Musiko, sont appelées à renforcer leur vigilance.
Des acteurs locaux s’inquiètent particulièrement de l’absence présumée de positions militaires dans certaines zones concernées, alors que les groupes armés continueraient leur déplacement à travers plusieurs villages.
Les ADF, groupe armé d’origine ougandaise affilié à la branche centre-africaine de l’organisation État islamique selon plusieurs rapports sécuritaires, sont régulièrement accusés d’attaques meurtrières contre des populations civiles dans l’est de la RDC. Le mouvement ne communique généralement pas publiquement après ses opérations. Pour les autorités militaires du coin ne se sont pas encore exprimées quant à ce.
Magloire Mutulwa
