L’opposant congolais Martin Fayulu a lancé un nouvel appel en faveur de l’unité nationale et de la stabilité institutionnelle, estimant que ces deux impératifs doivent primer face aux défis sécuritaires et sanitaires auxquels est confrontée la République démocratique du Congo.
Dans un message publié sur son compte X (anciennement Twitter), le président de l’ÉCIDÉ a invité les Congolais à « méditer sur les propos » du président burundais Évariste Ndayishimiye, qui, lors de son passage à Kinshasa, a rappelé que lorsqu’un pays est menacé dans son intégrité territoriale, « l’unité nationale et la stabilité institutionnelle ne se négocient pas ».
Martin Fayulu a jugé préoccupant qu’« il faille qu’un chef d’État étranger rappelle aux dirigeants congolais ce qui devrait être au cœur de leur action quotidienne ».
Selon lui, alors qu’une partie du territoire national est occupée, que des administrations parallèles se substituent progressivement à l’autorité de l’État, que le pays fait face à la menace d’Ebola et que les populations vivent dans l’insécurité et la précarité, la priorité devrait être la défense de la République ainsi que le rassemblement de la Nation.
L’opposant a également rappelé avoir personnellement évoqué ces enjeux auprès du président Félix Tshisekedi le 5 juin 2025 à Kinshasa, puis le 6 février 2026 à Washington, insistant sur le « double impératif d’unité nationale et de stabilité institutionnelle ». Il a toutefois regretté que, selon lui, « au moment où le pays a besoin de cohésion, il est entraîné dans un débat constitutionnel aussi inutile que dangereux ».
Martin Fayulu a enfin estimé que « l’Histoire enseigne que les Nations ne disparaissent pas seulement sous les coups de leurs ennemis. Elles s’affaiblissent aussi lorsque ceux qui les dirigent subordonnent les priorités de la Nation à leurs calculs politiques personnels ».
Réaffirmant que « le Congo a besoin d’unité, de stabilité institutionnelle et de paix », le président de l’ÉCIDÉ a conclu son message en appelant les dirigeants à privilégier « l’intérêt supérieur de la Nation », estimant qu’« il est encore temps de faire les bons choix ».
Tenplar Ngwadi
