Le député provincial Jacques Munze Epiana a adressé une question écrite au chargé de mission de la Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK) afin d’obtenir des explications sur la situation de plusieurs agents affectés au Centre des recettes fiscales (CRF) et au Bureau de contrôle et de l’ordonnancement (BCO) de Maluku.
Élu de la commune de Maluku, le parlementaire affirme avoir été saisi de plaintes faisant état d’un traitement administratif et salarial discriminatoire à l’encontre de ces agents, en violation présumée des textes régissant la fonction publique provinciale et la DGRK.
Des salaires suspendus malgré les recours
Selon Jacques Munze Epiana, les agents concernés seraient privés de leurs salaires et avantages sociaux depuis plusieurs mois, malgré les recours administratifs introduits auprès de la hiérarchie et une demande de régularisation transmise le 10 mars 2026 par les responsables du CRF et du BCO de Maluku. Le député estime que cette situation plonge de nombreuses familles dans la précarité et dénonce ce qu’il qualifie de « déni de droit » de la part de la haute direction de la DGRK.
Des explications attendues sur plusieurs points
Dans sa correspondance, l’élu de Maluku demande notamment à la direction de la DGRK de préciser l’effectif réel des agents affectés à Maluku depuis 2023, les actes administratifs qui auraient justifié la suspension des rémunérations ainsi que les suites réservées aux recours introduits par les travailleurs.
Il sollicite également des éclaircissements sur l’application des recommandations formulées par la commission Économie, finances et contrôle budgétaire (ECOFIN) de l’Assemblée provinciale, qui avait notamment préconisé la réaffectation des agents concernés dans d’autres centres de recettes si nécessaire.
Plaidoyer pour le rétablissement des droits des agents
Jacques Munze Epiana s’interroge par ailleurs sur les motivations ayant conduit à ce qu’il présente comme un traitement ciblé des agents de Maluku. Il rappelle que le salaire constitue un droit fondamental du travailleur et avertit que la privation prolongée de rémunération pourrait exposer la DGRK et l’exécutif provincial à des conséquences judiciaires.
Le député attend désormais les réponses de la direction de la DGRK dans les délais prévus par le règlement intérieur de l’Assemblée provinciale, afin de décider des suites politiques et parlementaires à donner à ce dossier.
Zacharie Mikounga
