Le chef de projets de Kin Elenda, Willy Malembe, a présidé, vendredi 5 juin 2026 à Kinshasa, l’atelier final consacré à la présentation des résultats de l’étude sur l’opérationnalisation d’une nouvelle fiche parcellaire expérimentale dans la commune de N’djili, menée en collaboration avec la Cellule des infrastructures.
Cette rencontre marque l’aboutissement d’un processus de réflexion, d’expérimentation et de consolidation engagé dans le cadre du projet Kin Elenda afin de contribuer à la modernisation des outils de gestion foncière et au renforcement de la gouvernance urbaine en République Démocratique du Congo.
Cet atelier a permis de faire le bilan des résultats obtenus, de partager les enseignements tirés de l’expérience pilote et d’examiner les perspectives d’extension de cette initiative à d’autres entités urbaines.
La maîtrise du foncier au cœur des politiques publiques
Le responsable du projet a souligné que cette démarche dépasse largement le cadre d’un simple exercice technique ou administratif. La disponibilité d’informations foncières fiables, actualisées et sécurisées constitue aujourd’hui une exigence stratégique pour les autorités publiques, dans un contexte marqué par une urbanisation rapide et une pression croissante sur les espaces urbains. « La maîtrise du foncier demeure au cœur de nombreuses politiques publiques. Elle conditionne l’aménagement du territoire, le développement des infrastructures, la mobilisation des ressources locales, la prévention des conflits et la protection des investissements ».
Il a également insisté sur le fait que la modernisation des outils de gestion foncière constitue un levier essentiel pour améliorer la gouvernance, renforcer la stabilité et soutenir le développement durable.
Une expérimentation menée dans plusieurs quartiers de N’djili
L’étude présentée lors de cet atelier a été conduite suivant une approche progressive. Après une première phase d’expérimentation dans trois quartiers pilotes de la commune de N’djili, l’initiative a été étendue à dix autres quartiers afin de tester les outils développés et d’évaluer leur efficacité sur le terrain. Cette démarche a notamment permis d’améliorer les mécanismes d’identification des parcelles, de renforcer la fiabilité des données foncières et de proposer des solutions concrètes aux défis récurrents de gestion territoriale. Les résultats obtenus ouvrent ainsi de nouvelles perspectives pour la mise en place d’un système d’information foncière plus performant au service des administrations publiques et des citoyens.
Renforcer la résilience urbaine de Kinshasa
Le projet Kin Elenda vise à améliorer la résilience urbaine de Kinshasa tout en renforçant les capacités institutionnelles de gestion de la ville. Pour le chef du projet, cet objectif passe nécessairement par une meilleure connaissance du territoire et par la disponibilité d’outils modernes permettant une gestion efficace des informations foncières. Les acquis de l’expérience menée à N’djili pourraient ainsi alimenter les futures réformes du secteur foncier et urbain en RDC.
Hommages aux partenaires du projet
À cette occasion, le chef de projets de Kin Elenda a salué l’appui de la Banque mondiale, principal partenaire du programme, ainsi que l’implication des autorités nationales et provinciales, des services techniques, des experts mobilisés et des consultants ayant participé à la réalisation de l’étude. Il a également remercié les communautés locales pour leur collaboration tout au long du processus. Selon lui, l’expérience menée à N’djili démontre qu’une réforme progressive, fondée sur des initiatives concrètes et des données fiables, peut contribuer efficacement à la modernisation de l’administration publique et à l’amélioration de la gouvernance foncière en RDC.
Vers une extension de l’expérience
Les organisateurs espèrent désormais que les conclusions de cette étude permettront d’identifier les mécanismes les plus adaptés pour pérenniser les acquis du projet et envisager son extension à d’autres communes de Kinshasa ainsi qu’à d’autres villes du pays. L’ambition affichée est de renforcer durablement les systèmes d’information foncière, d’améliorer la gestion urbaine et de sécuriser davantage les droits fonciers des populations.
La Gazette du Continent
