À l’approche de la Journée de l’Enfant Africain, célébrée chaque année le 16 juin, le ministère du Genre, Famille et Enfant, en partenariat avec l’UNICEF, a organisé une séance plénière spéciale à l’Assemblée nationale en faveur des enfants reporters.
Réunis devant les députés nationaux et des membres du Gouvernement le 10 juin 2026, ces jeunes porte-parole ont présenté un plaidoyer axé sur la promotion de leurs droits et l’amélioration de leurs conditions de vie en République Démocratique du Congo.
L’accès à l’eau et aux services essentiels au cœur des préoccupations
Instituée par l’Union africaine, la Journée de l’Enfant Africain commémore le soulèvement des élèves de Soweto en 1976 et rappelle la nécessité de protéger les droits des enfants sur le continent. Cette année, la célébration est placée sous le thème : « Garantir l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement pour tous les enfants ».
À cette occasion, les enfants reporters ont attiré l’attention des élus sur les difficultés persistantes auxquelles font face de nombreux enfants congolais. Ils ont notamment évoqué l’accès limité à l’eau potable, aux infrastructures d’assainissement, aux soins de santé, à une éducation de qualité, à une alimentation adéquate ainsi qu’aux mécanismes de protection.
Des privations multiples qui affectent le bien-être des enfants
Selon les données présentées lors de la séance, les privations touchant les enfants se cumulent souvent et compromettent leur développement. L’analyse révèle que près de huit enfants sur dix sont confrontés simultanément à au moins trois privations essentielles, tandis que plus d’un tiers subissent des privations sévères affectant plusieurs dimensions fondamentales de leur bien-être.
« Nous espérons que cette prise de parole permettra de mieux faire entendre les réalités que vivent de nombreux enfants. En renforçant l’accès à l’eau, à l’éducation, aux soins et à la protection, il est possible d’améliorer durablement leur bien-être et leur avenir », a déclaré un enfant reporter participant au plaidoyer.
Des recommandations adressées aux décideurs
À travers leur intervention, les enfants ont formulé plusieurs recommandations destinées aux pouvoirs publics. Ils ont notamment appelé à un accroissement des investissements dans les services sociaux essentiels, particulièrement dans les secteurs de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement. Ils ont également plaidé pour une meilleure prise en compte des droits de l’enfant dans les politiques publiques, la législation et les budgets nationaux. Les jeunes participants ont enfin insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes garantissant leur participation effective aux décisions qui les concernent.
Un engagement renouvelé en faveur des droits de l’enfant
Cette séance plénière a offert un cadre de dialogue entre les enfants et les décideurs publics, dans l’objectif de promouvoir une meilleure prise en compte des préoccupations de l’enfance dans les politiques nationales.
À travers cette initiative, le Gouvernement et l’UNICEF entendent encourager des actions concrètes en faveur de l’accès aux services essentiels, de la protection et du bien-être des enfants en RDC. Présente dans 190 pays et territoires, l’UNICEF œuvre pour la promotion et la protection des droits de chaque enfant, avec une attention particulière portée aux plus vulnérables et aux plus marginalisés.
La Gazette du Continent
