L’organisation « La Prunelle RDC ASBL » a dénoncé l’interpellation qu’elle qualifie d’arbitraire de son journaliste Roger Kakulirahi, survenue dimanche 31 mai 2026 à Mayuano, dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri.
Selon un communiqué signé par sa directrice exécutive, Claudine Kitumaini, le journaliste, correspondant permanent couvrant les régions de Beni et de l’Ituri, a été arrêté alors qu’il effectuait son travail sur le terrain.
D’après les informations recueillies par l’organisation, Roger Kakulirahi aurait été privé de liberté entre 7 heures et 17 heures sur ordre du commandant adjoint de la Police nationale congolaise (PNC) de Mayuano. Il lui aurait été reproché d’avoir filmé des planches de bois exploitées dans la région.
Des accusations jugées infondées
La Prunelle RDC affirme que durant sa détention, le journaliste a été privé de son téléphone portable et accusé, sans preuve, de collaborer avec les rebelles des ADF.
L’organisation indique que sa libération est intervenue grâce à l’intervention de plusieurs acteurs locaux, notamment le chef du village, des représentants de la société civile et d’autres leaders communautaires.
Une atteinte à la liberté de la presse
Pour La Prunelle RDC, cette interpellation constitue une violation grave de la liberté de la presse et du droit d’informer, pourtant garantis par la Constitution congolaise et les instruments internationaux de protection des droits humains.
L’organisation condamne fermement les intimidations dont aurait été victime son journaliste et appelle les autorités à garantir la sécurité des professionnels des médias dans l’exercice de leurs fonctions.
Appel à une enquête
La Prunelle RDC exige l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités dans cette affaire. Elle invite également la hiérarchie de la Police nationale congolaise ainsi que les autorités judiciaires compétentes à prendre les mesures nécessaires pour éviter la répétition de tels incidents.
Réaffirmant son engagement en faveur d’un journalisme professionnel et indépendant, l’organisation exprime sa solidarité avec Roger Kakulirahi ainsi qu’avec l’ensemble des journalistes exerçant dans des contextes sécuritaires difficiles dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
La Gazette du Continent
