Soixante-quatorze acteurs de la société civile et défenseurs des droits humains de la chefferie des Babila-Babombi, dans le territoire de Mambasa (Ituri), ont bénéficié, samedi 11 juillet, d’une formation axée sur la promotion et la protection des droits humains.
L’initiative a été organisée à Biakato par les coordinations territoriales de la Nouvelle Société civile congolaise (NSCC) et de la Société civile du Congo. Pendant une journée, de 9 heures à 17 heures, les participants venus de différentes agglomérations de la chefferie ont suivi plusieurs modules de renforcement des capacités.
Les échanges ont porté notamment sur les notions générales de la société civile, les droits humains ainsi que les droits des personnes arrêtées face aux abus des autorités judiciaires. Les organisateurs indiquent que cette formation vise à améliorer les connaissances des acteurs locaux afin qu’ils puissent mieux documenter les violations des droits humains et accompagner les victimes dans leurs communautés.
À l’issue de la session, les participants ont été invités à mettre en pratique les connaissances acquises dans l’exercice de leurs missions de veille citoyenne et de défense des droits fondamentaux.
Coordonnateur territorial de la Nouvelle Société civile congolaise, Me Jospin Paluku Mbowa estime que le renforcement des capacités des acteurs de la société civile constitue un moyen de lutter contre l’impunité des auteurs de violations des droits humains.
Selon lui, cette démarche concerne aussi bien les auteurs présumés issus des groupes armés que les agents de l’État qui se rendraient responsables d’abus à l’encontre des populations civiles.
Les organisateurs se disent satisfaits de la participation enregistrée au cours de cette première session et annoncent la poursuite de ce programme de formation afin d’approfondir les différentes thématiques liées à la protection des droits humains.
Cette initiative intervient dans un contexte où les organisations de la société civile multiplient les actions de sensibilisation et de renforcement des capacités des défenseurs des droits humains afin de promouvoir le respect des libertés fondamentales et de l’État de droit dans les zones confrontées à l’insécurité.
En République Démocratique du Congo, le droit positif protège la dignité humaine en limitant la garde à vue à un maximum de 48 heures, en proscrivant la torture et en garantissant l’accès immédiat à une défense. Toute déviation par les autorités constitue une infraction de détention arbitraire réprimée par le Code pénal.
Magloire Mutulwa
