Le Gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka veut renforcer la qualité et la durabilité des infrastructures en République Démocratique du Congo. La cheffe du Gouvernement a procédé le 26 mai 2026 à Kinshasa au lancement officiel de l’atelier inaugural consacré à l’élaboration des normes de construction des infrastructures et travaux publics.
Cette initiative du ministère des Infrastructures et Travaux publics intervient dans un contexte marqué par les préoccupations liées à l’urbanisation anarchique, à la fragilité de certaines constructions ainsi qu’aux risques associés aux malfaçons. L’objectif poursuivi est de doter le pays de normes techniques adaptées aux réalités congolaises afin de construire des ouvrages plus sûrs, plus résistants et mieux adaptés aux conditions locales.

Experts, ingénieurs et urbanistes réunis autour d’une réforme structurante
L’atelier réunit des experts, ingénieurs, architectes, urbanistes, partenaires techniques et représentants des institutions publiques autour d’une réflexion nationale sur les standards de construction en RDC. À travers cette démarche, le Gouvernement entend promouvoir une gestion plus responsable des infrastructures publiques et améliorer l’efficacité des investissements réalisés dans ce secteur stratégique.
Les travaux devront aboutir à la mise en place d’un référentiel national capable de prendre en compte les spécificités du territoire congolais, notamment le climat, les sols, l’hydrographie et les matériaux locaux.
Judith Suminwa plaide pour des normes capables de prévenir les malfaçons

Judith Suminwa Tuluka a souligné l’importance des normes dans la réussite des politiques d’infrastructures.
« Le Gouvernement que je dirige a fait de la transformation des infrastructures une priorité majeure. Mais cette transformation ne peut être durable que si elle repose sur des fondations solides ». Pour la Première ministre, des normes bien conçues et correctement appliquées constituent une garantie contre les malfaçons, le gaspillage des ressources publiques et les risques liés aux constructions défectueuses. Elle estime que cette réforme représente une étape essentielle pour sécuriser les investissements publics et améliorer durablement les infrastructures du pays.

John Banza annonce un référentiel national adapté aux réalités congolaises
De son côté, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza, a insisté sur la nécessité pour la RDC de disposer de standards techniques crédibles et cohérents avec les réalités nationales. Selon lui, le pays a besoin d’un système de normalisation capable de répondre aux exigences du terrain tout en valorisant l’expertise locale. « Les pays ont besoin de règles claires et d’exigences techniques crédibles ». Il a annoncé la mise en place de huit sous-commissions qui travailleront durant six mois à l’élaboration de ce référentiel national. Ce document devra intégrer les dimensions environnementales, écologiques et sécuritaires propres à la République Démocratique du Congo et servir de base normative pour les futurs projets d’infrastructures du pays.
La Gazette du Continent
