Réuni en Assemblée plénière le jeudi 4 juin 2026, le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a adopté une directive encadrant le traitement des informations relatives à la maladie à virus Ebola par les médias, les plateformes numériques et les professionnels de la communication.
Cette décision fait suite à la diffusion, par certains médias et acteurs du secteur, d’informations jugées non vérifiées, inexactes ou alarmistes sur l’évolution de l’épidémie, les modes de transmission, les zones touchées ou encore le nombre de cas enregistrés.
Vérification obligatoire des informations
Le régulateur des médias exige désormais que toute information liée à Ebola soit systématiquement vérifiée avant sa publication ou sa diffusion. Les journalistes, animateurs, chroniqueurs, influenceurs et responsables éditoriaux sont invités à privilégier les sources sanitaires officielles, les autorités compétentes, les équipes de riposte et la Task Force gouvernementale.
La directive interdit notamment la diffusion de rumeurs, de chiffres non confirmés, de témoignages non recoupés ou de contenus susceptibles de provoquer la peur, la confusion ou la désinformation au sein de la population.
Respect de la dignité des malades
Le CSAC rappelle également l’obligation de respecter la vie privée et la dignité des personnes malades, guéries ou décédées, ainsi que de leurs familles. Toute forme de stigmatisation des patients, des communautés ou des zones affectées est proscrite. Le texte impose par ailleurs aux médias ayant diffusé une information erronée de procéder rapidement à une rectification publique avec la même visibilité que l’information initiale.
Des sanctions prévues en cas de violation
En cas de non-respect de ces dispositions, le CSAC se réserve le droit d’appliquer les sanctions prévues par la loi, allant de la mise en demeure à la suspension du média concerné, voire à la saisine des autorités judiciaires lorsque les faits constituent une infraction. Le Bureau, le Secrétariat exécutif national et les coordinations provinciales du CSAC ont été chargés de veiller à l’application stricte de cette directive sur toute l’étendue du territoire national.
Informer sans affoler
Le régulateur appelle enfin les médias à devenir des partenaires de la riposte sanitaire en relayant les messages officiels de prévention et en contribuant à rassurer la population. « Informer sans affoler, sensibiliser sans stigmatiser, alerter sans manipuler », tel est le principe mis en avant par le CSAC, qui rappelle que l’information médiatique peut sauver des vies lorsqu’elle est exacte, responsable et vérifiée.
La Gazette du Continent
