L’Union des Républicains (UR) annonce le décès de l’épouse de son président national dans un communiqué rendu public le 2 juin 2026 à Kinshasa, Mme Léonie Pululu Ngamuna, épouse de son président national, Norbert Luyeye.
Selon le document du parti, la défunte est décédée le samedi 30 mai 2026 à 17 heures à la Clinique Ngaliema, dans la capitale congolaise.
Détention du président de l’UR
Dans le même communiqué signé par son vice-président Christian Ntuala, l’Union des Républicains rappelle que son président national serait détenu depuis le 5 novembre 2024 à la Prison militaire de Ndolo. Le parti affirme qu’il aurait été « enlevé » pour des raisons politiques et qu’il n’aurait pas encore été présenté devant un juge, ni jugé à ce jour. Ces allégations n’ont pas été confirmées de manière indépendante.
Appel à une autorisation de sortie pour les obsèques
L’UR appelle les autorités à permettre à son président de quitter temporairement son lieu de détention afin de lui permettre de rendre hommage à son épouse disparue. Le parti demande également l’intervention d’organisations de défense des droits humains ainsi que de médiateurs impliqués dans divers processus régionaux et internationaux, notamment ceux des accords de Washington, Doha et Suisse, afin de se saisir du dossier des personnes qu’il considère comme des détenus politiques.
Deuil familial dans la commune de N’djili
En attendant l’organisation officielle des funérailles, le deuil est installé à la résidence familiale située au numéro 2 de la rue Nguma, quartier 5, dans la commune de N’djili, à Kinshasa.
Contexte politique et réactions de l’UR
Dans son communiqué, l’Union des Républicains exprime son indignation face à la situation de son président et établit un lien entre celle-ci et le décès de son épouse, estimant que l’absence de Norbert Luyeye aurait aggravé la situation familiale. Le parti évoque par ailleurs les relations politiques passées de son leader avec certaines figures de l’opposition congolaise.
L’Union des Républicains estime que cette situation illustre, selon elle, de graves préoccupations humanitaires et appelle à une prise en charge urgente du dossier par les autorités et les instances concernées.
La Gazette du Continent
