La Cour militaire de Kinshasa-Gombe a rendu son verdict le jeudi 4 juin 2026 dans l’affaire opposant Philemon Mambabwa à la famille Likulia, à Mushobekwa, à Noa ainsi qu’à sa mère, Ntabaza.
Après plusieurs audiences consacrées à l’instruction du dossier, l’examen des témoignages et les plaidoiries des différentes parties, la juridiction militaire a prononcé l’acquittement de Philemon Mambabwa. Dans le même jugement, deux policiers poursuivis dans le cadre de cette affaire ont été condamnés à deux ans de servitude pénale.
Un procès suivi de près par l’opinion
Depuis son ouverture, ce procès a suscité un vif intérêt au sein de l’opinion publique en raison de la notoriété des parties impliquées et des nombreuses réactions qu’il a provoquées sur les réseaux sociaux. Au fil des audiences, la Cour militaire de Kinshasa-Gombe avait procédé à l’audition des prévenus, des témoins et des différentes parties au procès. Les débats avaient également porté sur les circonstances des faits reprochés ainsi que sur les responsabilités individuelles des personnes poursuivies.
Les parties civiles avaient régulièrement salué la conduite de l’instruction, estimant que les audiences s’étaient déroulées dans le respect du contradictoire et des droits de la défense.
Réactions contrastées après l’arrêt
À l’issue du verdict, Marie-Ange Mushobekwa a exprimé sa déception face à l’acquittement de Philemon Mambabwa, affirmant que cette décision était contraire aux attentes des parties civiles. Tout en réaffirmant sa confiance envers certains magistrats qu’elle considère comme intègres, elle a estimé que des influences extérieures auraient pesé sur l’issue du dossier.
Malgré ce désaccord avec cet arrêt, elle a salué le combat mené par les parties civiles tout au long de la procédure, mettant en avant la défense de leur dignité et de leurs droits.
Pas d’appel envisagé
Selon Marie-Ange Mushobekwa, les parties civiles n’envisagent pas de faire appel de cette décision. Cette position marque, pour elles, la fin d’une procédure judiciaire qui aura duré plusieurs mois et donné lieu à de nombreux débats aussi bien devant la justice que dans l’espace public.
La Gazette du Continent
