La Fondation Bill Clinton pour la Paix (FBCP) affirme que les récentes clarifications du Procureur général près la Cour de cassation confortent sa lecture du dossier impliquant l’ancien Inspecteur général des finances, Jules Alingete Key, et des dirigeants du Groupe Rawji.
Dans un communiqué publié le 10 juillet 2026, l’organisation rappelle que le Parquet général a indiqué, dans un communiqué officiel daté du 4 juillet 2026, que l’interdiction de sortie du territoire visant plusieurs personnalités, dont Jules Alingete et des responsables du Groupe Rawji, constituait une mesure administrative conservatoire prise dans le cadre d’une enquête et qu’elle avait été levée après l’évolution de la procédure.
La Fondation évoque l’absence de preuves de corruption
Selon la FBCP, le Procureur général a également précisé qu’à ce stade de l’instruction, aucune preuve n’avait été établie démontrant une implication des personnes concernées dans des faits de corruption ou de blanchiment de capitaux. L’organisation souligne en outre que certains faits avaient déjà fait l’objet d’enquêtes judiciaires antérieures ayant abouti à des décisions définitives de non-lieu.
La Fondation affirme que ces éléments rejoignent les conclusions de sa propre enquête, laquelle fait état de procédures judiciaires et financières antérieures n’ayant pas établi de responsabilité pénale à l’encontre de Jules Alingete ou des dirigeants du Groupe Rawji.
La FBCP dénonce des « manœuvres de coulisses »
Au regard de ces développements, la Fondation Bill Clinton pour la Paix dénonce ce qu’elle qualifie de « manœuvres de coulisses » orchestrées, selon elle, par un ancien ministre et certains responsables politiques. L’organisation estime que ces actions constitueraient des mesures de représailles contre Jules Alingete en raison des poursuites qu’il avait sollicitées, lorsqu’il dirigeait l’Inspection générale des finances, dans des dossiers présumés de détournement de fonds publics. Ces allégations sont formulées par la FBCP et ne sont étayées par aucune décision de justice citée dans le communiqué.
Appel à renforcer la sécurité de Jules Alingete
La Fondation appelle le Gouvernement à prendre des mesures pour assurer la sécurité de Jules Alingete Key, de son épouse et de ses proches, estimant qu’ils pourraient être exposés à des risques liés aux tensions entourant cette affaire. Elle conclut en réaffirmant que le respect des procédures judiciaires et la protection des personnes engagées dans la défense des intérêts de l’État constituent, selon elle, des conditions essentielles au renforcement de l’État de droit en République Démocratique du Congo.
En juin 2026, le Parquet général près la Cour de cassation avait pris une mesure d’interdiction de sortie du territoire contre Jules Alingete Key, plusieurs dirigeants du Groupe Rawji et d’autres personnes dans le cadre d’une enquête ouverte sur instruction du ministre de la Justice.
Au début du mois de juillet 2026, le Procureur général a indiqué que cette mesure conservatoire avait été levée et a précisé qu’à ce stade de l’instruction, aucune preuve de corruption ou de blanchiment de capitaux n’avait été établie contre les personnes visées. L’enquête judiciaire se poursuit.
Zacharie Mikounga
