En mission officielle en Algérie, la ministre d’État et ministre des Hydrocarbures de la République démocratique du Congo, Acacia Bandubola Mbongo, poursuit les efforts de renforcement de la coopération bilatérale entre Kinshasa et Alger dans le secteur énergétique.
Le samedi 30 mai 2026, elle a effectué une visite stratégique au siège de Sonatrach, la compagnie pétrolière nationale algérienne, dans le cadre d’une démarche visant à tirer profit de l’expérience algérienne pour le développement des hydrocarbures congolais.

Pour cette visite de haut niveau, la ministre était accompagnée d’une importante délégation comprenant notamment le secrétaire général aux Hydrocarbures, le directeur général de la Société nationale des hydrocarbures du Congo (Sonahydroc) ainsi que l’ambassadrice de la RDC en Algérie.
La délégation congolaise a été reçue par le président-directeur général de Sonatrach, Noureddine Daoudi, entouré de ses principaux collaborateurs. Les échanges ont été marqués par une présentation détaillée des activités du groupe pétrolier algérien, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’exploration à l’aval pétrolier.
Cette visite s’est tenue en marge de la signature, le même jour, d’un mémorandum d’entente entre la RDC et l’Algérie. À travers cette démarche, les autorités congolaises entendent s’inspirer concrètement du savoir-faire et de l’expérience accumulés par Sonatrach afin d’identifier les mécanismes susceptibles de contribuer au développement du secteur des hydrocarbures en RDC.
Le choix de Sonatrach comme référence n’est pas fortuit. Considérée comme le poumon économique de l’Algérie, l’entreprise figure parmi les acteurs majeurs de l’industrie énergétique mondiale. Première compagnie pétrolière d’Afrique et treizième au niveau mondial, elle emploie environ 200 000 personnes et dispose de plus de 150 filiales et participations à travers le monde.
Sonatrach représente à elle seule 26 % du produit intérieur brut algérien et génère près de 50 % des revenus fiscaux de l’État. Le groupe contrôle l’ensemble des activités du secteur, de l’exploration à la production, en passant par le transport par canalisation, le raffinage, la pétrochimie et la commercialisation.
Pour les autorités congolaises, ce modèle intégré constitue une source d’inspiration importante au moment où le gouvernement ambitionne de redynamiser la Sonahydroc et d’accroître les bénéfices tirés de l’exploitation des ressources nationales.
À travers ce rapprochement avec le leader africain des hydrocarbures, la RDC entend renforcer les capacités de son industrie pétrolière et poser les bases d’une nouvelle dynamique dans la gestion et la valorisation de ses ressources énergétiques.
Tenplar Ngwadi
