La République démocratique du Congo a commémoré, le 29 juin 2026, le 57ᵉ anniversaire de la disparition de l’ancien Premier ministre Moïse Tshombe Kapend. Une manifestation s’est tenue au Jardin des Premiers, dans l’enceinte de la Primature, à l’initiative de sa famille.
À cette occasion, les membres de la famille de l’ancien chef du gouvernement ont souhaité raviver le débat sur son rôle dans l’histoire du pays et plaider pour une meilleure reconnaissance de son action politique.
Son héritage est resté vivant, selon son petit-fils
Interrogé sur ce qu’il restait de l’héritage politique de son grand-père, Moïse Tshombe, son petit-fils a estimé que son action continuait de marquer l’histoire de la République démocratique du Congo.
Selon lui, l’ancien Premier ministre avait contribué à la pacification du pays, à la relance de l’économie et au renforcement de l’État dans un contexte particulièrement difficile. Il a également considéré que Moïse Tshombe faisait partie des figures ayant participé à la construction du Congo indépendant et que son parcours méritait d’être davantage valorisé.
Un appel à la réhabilitation de sa mémoire
Au-delà de la commémoration, la famille a réitéré sa demande de réhabilitation officielle de Moïse Tshombe Kapend, condamné à mort par contumace après son départ du pouvoir. Elle a également sollicité le rapatriement de sa dépouille, actuellement inhumée en Belgique, ainsi que l’ouverture d’un processus visant à faire toute la lumière sur les circonstances de son décès.
Pour la famille, cette commémoration a constitué un moment de mémoire, mais aussi une occasion d’inviter les autorités congolaises à reconnaître officiellement la contribution de l’ancien Premier ministre à l’histoire politique du pays.
La Gazette du Continent
