Alors que le Togo a officiellement supprimé l’obligation de visa pour tous les ressortissants africains depuis le 18 mai 2026, la République du Congo (Congo-Brazzaville) a, à son tour, annoncé une mesure similaire qui entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2027. Deux décisions qui alimentent davantage le débat sur l’intégration africaine et la libre circulation des citoyens sur le continent.
Le mouvement en faveur d’une Afrique sans barrières administratives gagne progressivement du terrain. En l’espace de quelques jours, deux pays africains ont fait des annonces majeures concernant l’accès à leur territoire pour les ressortissants du continent.
Depuis le 18 mai dernier, le Togo applique officiellement une exemption de visa pour tous les détenteurs de passeports africains valides. Cette mesure permet aux citoyens africains d’effectuer un séjour pouvant aller jusqu’à 30 jours sans visa, sous réserve de certaines formalités administratives et du respect des exigences sanitaires et sécuritaires en vigueur.
Dans le même élan, la République du Congo a annoncé qu’elle supprimera également l’obligation de visa pour tous les Africains à compter du 1er janvier 2027. Les autorités de Brazzaville présentent cette initiative comme une contribution au renforcement de l’intégration régionale et à la consolidation des échanges humains et économiques entre États africains.
Ces annonces interviennent dans un contexte où plusieurs pays du continent ont déjà adopté des politiques similaires, notamment le Rwanda, le Bénin, les Seychelles, le Ghana ou encore la Gambie. L’objectif affiché est de faciliter la circulation des personnes, stimuler le tourisme, encourager les investissements et renforcer la dynamique portée par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Pour de nombreux observateurs, ces mesures représentent bien plus qu’un simple allègement des formalités de voyage. Elles traduisent une volonté politique de construire une Afrique davantage connectée, où les frontières administratives constitueraient moins un frein aux échanges entre peuples et économies.
Magloire Mutulwa
