La situation sécuritaire s’est brutalement détériorée le vendredi 6 novembre 2026 dans le territoire de Mwenga, situé dans la province du Sud-Kivu, à l’est de la République Démocratique du Congo (RDC). De violents combats opposent les forces loyalistes aux rebelles dans plusieurs localités de la chefferie de Lwindi.
Déclenchées dans la nuit du jeudi 5 novembre 2026, ces hostilités de haute intensité mettent aux prises les forces régulières (FARDC) associées aux Wazalendo face aux rebelles du FNR/M23.
Les affrontements se concentrent particulièrement autour des localités stratégiques de Kalambi, Kahulile et Kasika. Face à cette escalade militaire, le Parti des Artisans de la Paix au Congo (PAPCO), mouvement dirigé par le Général-Major autoproclamé Nnyikiribisha Matebura, est sorti de son silence. Dans un communiqué officiel relayé par son porte-parole national, Étienne Ngereke, le parti exprime sa vive inquiétude.
Le PAPCO lance un appel pressant aux belligérants pour le strict respect du droit international humanitaire et la protection des populations civiles. Parallèlement, il exhorte les habitants de la région à faire preuve d’une prudence extrême et à évacuer immédiatement les zones de combat.
Incertitude sur le terrain et crise humanitaire
L’évolution des lignes de front demeure incertaine et confuse. Selon plusieurs sources locales, les rebelles, qui bénéficieraient du soutien de l’armée rwandaise, poursuivent une offensive sur l’axe Kahulile. À l’heure actuelle, le contrôle effectif de la localité de Kasika et de ses environs fait l’objet de versions contradictoires, et aucun bilan humain ou matériel officiel n’a encore été communiqué par les autorités.
Les conséquences humanitaires de cette nouvelle flambée de violence se font déjà cruellement ressentir. Prises de panique, des vagues successives de déplacés fuient massivement les localités de Kasika et Kalambi pour tenter de trouver refuge à Mwenga-centre. Sur le plan économique et logistique, le trafic routier est totalement paralysé : la Route Nationale 2 (RN2), axe vital pour le ravitaillement de la région, est complètement coupée depuis le début des affrontements.
Avancée supposée des forces rebelles à Kasika face à la « guerre médiatique »
Alors que la guerre de l’information fait rage sur les réseaux numériques, la réalité du terrain dans le territoire de Mwenga (Sud-Kivu) dessine une trajectoire différente. Selon des sources locales concordantes, les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), les résistants Wazalendo ainsi que le contingent burundais — intensifient leur pression sur les positions rebelles à Kasika.
Progression sur le terrain
Les forces gouvernementales congolaises et leurs alliés se trouvent désormais à une distance estimée entre 10 et 12 kilomètres de Kasika, un verrou stratégique situé à environ 60 kilomètres de la ville de Kamituga. Les troupes régulières et leurs alliés ont franchi une étape importante, rapporte un habitant de la ville de Kamituga.
Face à cette offensive, les éléments du supplétif en chef Joseph Kabila et de l’armée rwandaise ont été contraints de battre en retraite, d’après les témoignages de résidents sur place. Toutefois, la situation demeure volatile. Les détonations d’armes lourdes et légères se font encore entendre, confirmant que les affrontements se poursuivent activement entre les Wazalendo et les assaillants.
Le piège de la surmédiatisation
Sur place, les observateurs dénoncent un décalage flagrant entre l’intensité réelle des combats et leur mise en scène dans l’espace virtuel. Les groupes armés agresseurs ont développé une expertise dans la manipulation de l’information, cherchant à saturer les canaux informatiques et les grands médias internationaux. Cette stratégie vise à tromper la vigilance de la communauté internationale en projetant une image de vulnérabilité des forces loyalistes, alors même que les militaires congolais et les groupes d’autodéfense maintiennent leurs lignes de front.
La Gazette du Continent
