Médecins Sans Frontières (MSF) renforce son appui à la riposte contre la 17ème épidémie de maladie à virus Ebola en Ituri. L’organisation a inauguré, le 22 octobre 2026, un nouveau centre de transit à PK47, dans la zone de santé de Nia-Nia, afin d’améliorer la détection et la prise en charge rapide des cas suspects.
Trois aires de santé ciblées
Construit et aménagé par MSF, ce centre dispose initialement de six lits, avec une capacité qui sera prochainement portée à dix. Il accueillera les patients suspects détectés dans les aires de santé de Bafwambaya, Djurudi et Bafwamango, qui enregistrent actuellement le plus grand nombre d’alertes dans la zone de santé de Nia-Nia.

Les patients admis y seront prélevés et leurs échantillons acheminés au laboratoire du Centre de traitement Ebola (CTE) de Nia-Nia. Les personnes testées positives seront transférées par ambulance au CTE, tandis que celles dont les résultats sont négatifs pourront regagner leur domicile.
Une prise en charge permanente
Pour assurer le fonctionnement du centre 24 heures sur 24 et sept jours sur sept, 48 agents de santé ont été affectés à cette structure, dont quatre médecins, treize infirmiers et quinze hygiénistes.

MSF prévoit de poursuivre son accompagnement à travers la supervision, les primes du personnel, les dons d’intrants médicaux et logistiques ainsi que la mise à disposition d’une ambulance pour le transfert des patients.
330 patients admis au centre de traitement Ebola
Parallèlement, MSF maintient son soutien au Centre de traitement Ebola de Nia-Nia, où l’organisation intervient depuis le 5 août 2026.
Depuis le début de cet appui, 330 patients y ont été admis. Le centre dispose actuellement de 50 lits, dont 16 réservés aux patients suspects et 34 aux personnes confirmées positives à la maladie à virus Ebola.

À travers l’ouverture du centre de transit de PK47, MSF entend rapprocher les capacités de détection et d’orientation des communautés afin de faciliter l’identification précoce des cas suspects et de renforcer la prise en charge des personnes affectées par l’épidémie en Ituri.
La Gazette du Continent
