Un okapi a été découvert et capturé par des chasseurs dans le territoire de Buta, en province du Bas-Uélé. L’animal a été retrouvé dans la chefferie de Monganzulu, selon les informations relayées le 3 septembre 2026 par la Cellule de communication du gouverneur provincial.
La chefferie de Monganzulu est une entité administrative coutumière située dans le territoire de Buta, dans la province du Bas-Uélé au nord-est de la République démocratique du Congo.
Une équipe dépêchée sur place par le gouverneur s’est rendue dans la zone afin de s’enquérir de la situation et de sensibiliser la communauté locale à la protection de cette espèce considérée comme une richesse naturelle de la République démocratique du Congo.
« Nous sommes dans la province du Bas-Uélé, dans le territoire de Buta, dans la chefferie de Monganzulu. Nous avons été dépêchés ici par le gouverneur pour voir l’okapi qui a été capturé par les chasseurs », a expliqué un membre de l’équipe.
Selon lui, la mission consiste également à encourager la population à protéger l’animal. « Le gouverneur nous a envoyés pour sensibiliser cette communauté à bien protéger cette espèce qui est notre richesse », a-t-il ajouté.
L’intervenant a également évoqué la volonté des autorités provinciales de valoriser les potentialités naturelles du Bas-Uélé à travers le tourisme. Il affirme que le gouverneur envisage notamment la création d’un premier jardin zoologique dans la province.
« Le gouverneur veut mettre en valeur toutes nos potentialités qui se trouvent dans la province du Bas-Uélé dans le secteur du tourisme. Il pense également mettre en place le tout premier jardin zoologique dans la province », a-t-il déclaré.
L’équipe dépêchée sur place souligne par ailleurs la diversité de la faune dans la chefferie de Monganzulu et dans plusieurs territoires du Bas-Uélé. Elle cite notamment la présence d’éléphants, de buffles et d’antilopes, ainsi que d’autres espèces sauvages.
L’okapi, surnommé la « girafe des forêts », est une espèce endémique de la RDC. Des données de conservation indiquent que ses populations ont fortement diminué au cours des dernières décennies. L’UICN le classe parmi les espèces menacées.
La découverte de cet animal dans le Bas-Uélé met ainsi en lumière l’importance de la protection de la faune sauvage et la nécessité de préserver les habitats naturels, alors que les autorités provinciales disent vouloir également faire de ces ressources un levier de développement touristique.
Magloire Mutulwa
