L’opposant Moïse Katumbi accuse les autorités congolaises de multiplier les arrestations arbitraires dans le but, selon lui, d’intimider la population. Il cite plusieurs interpellations récentes qu’il considère comme des atteintes aux libertés fondamentales et annonce son intention de porter ces dossiers devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies.
Parmi les cas évoqués figure celui de Costa Kasoya, un adolescent de 17 ans arrêté le 20 juillet à Kasenga après avoir filmé une vidéo de sensibilisation contre le projet de changement de la Constitution, diffusée sur écran géant. D’après Moïse Katumbi, le jeune homme a été transféré dès le lendemain à l’auditorat militaire de Lubumbashi, sans que ses parents n’aient pu lui rendre visite. Il affirme également que les avocats de l’adolescent se sont vu refuser tout accès à leur client.
L’ancien gouverneur du Katanga établit également un parallèle avec l’arrestation récente de Clovis Mutsuva, coordonnateur de la jeunesse du parti Ensemble à Beni. Il évoque aussi le cas du journaliste Stéphane Shisso, qui, selon lui, aurait été enlevé par l’auditorat militaire de Lubumbashi le 28 décembre 2025 avant d’être transféré à la prison de Ndolo, où ni sa famille ni ses avocats n’auraient obtenu l’autorisation de le rencontrer.
Pour Moïse Katumbi, ces différentes affaires traduisent une volonté du pouvoir de « terroriser la population » plutôt que de contribuer à l’apaisement du climat politique.
Face à cette situation, l’opposant annonce qu’il saisira le Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies afin d’attirer l’attention sur ces dossiers. Il indique également vouloir sensibiliser les partenaires internationaux de la République démocratique du Congo.
Moïse Katumbi prévient enfin que, selon lui, les auteurs de ces abus présumés devront répondre de leurs actes.
Keno M.
