La Fondation Bill Clinton pour la Paix (FBCP) a dénoncé, mercredi 17 juin 2026 à Kinshasa, l’existence de cachots clandestins à travers l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo, une pratique qu’elle qualifie de violation de la Constitution du 18 février 2006.
Dans un communiqué signé par son coordonnateur, Emmanuel Adu Cole, l’organisation rappelle qu’aucun officier de police judiciaire ni agent de sécurité n’est autorisé à maintenir une personne en détention au-delà de 48 heures sans autorisation judiciaire.
La FBCP estime que le maintien de lieux de détention non reconnus et les privations de liberté en dehors du cadre légal portent atteinte aux droits garantis par la Constitution et aux principes de l’État de droit.
Face à cette situation, l’organisation appelle les organisations de défense des droits humains ainsi que les acteurs de la société civile à organiser une marche pacifique devant le Palais de justice. Cette mobilisation vise à exiger la fermeture des cachots clandestins et la fin des arrestations arbitraires.
Par cette démarche, la Fondation Bill Clinton pour la Paix entend attirer l’attention des autorités et de l’opinion publique sur la nécessité du respect des garanties constitutionnelles relatives à la liberté individuelle et aux procédures judiciaires en vigueur en République démocratique du Congo.
Keno M.
