La coalition d’opposition C64 a annoncé le report de la marche prévue le 22 juillet, affirmant vouloir accorder « une véritable chance au dialogue » engagé sous la médiation de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC).
Si elle renonce, pour l’heure, à cette mobilisation, la plateforme assortit toutefois sa décision de plusieurs conditions qu’elle juge essentielles à la poursuite du processus.

La C64 exige notamment que le dialogue national inclusif soit officiellement convoqué au plus tard le 15 août 2026. La coalition réaffirme également que la Constitution demeure une ligne rouge et exclut toute remise en cause de ses principes fondamentaux.
L’opposition souhaite que les discussions portent sur les principales causes de la crise que traverse le pays. Elle cite notamment la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, les questions de gouvernance, les difficultés économiques et sociales, ainsi que les réformes jugées nécessaires à la réunification du pays.
Tout en privilégiant la voie du dialogue, la coalition indique maintenir ses structures en état de mobilisation et d’alerte maximale. Elle prévient que si le dialogue n’est pas officiellement convoqué avant le 15 août ou si les engagements pris ne se traduisent pas par des actions concrètes, elle appellera à la reprise des actions citoyennes pacifiques.
Avec cette décision, le 15 août s’impose désormais comme la prochaine échéance politique attendue dans l’évolution du processus de dialogue entre les différentes parties.
Tenplar Ngwadi
