L’urgence est déclarée à Kikwit, dans l’ouest de la République démocratique du Congo. Le mercredi 25 mars 2026, le ministre des Infrastructures et des Travaux publics (ITP), John Banza, a ordonné le lancement immédiat des travaux de réhabilitation sur le site érosif de Wazabanga.
Cette décision fait suite aux dégâts causés par une pluie intense, dans la nuit de mercredi à jeudi, qui a littéralement coupé la route en deux, fauchant des vies humaines et provoquant d’importants dégâts matériels.

Saisi par la gravité de la situation, le ministre John Banza a dû écourter sa participation à la 13ème conférence des gouverneurs qui se tenait à Bandundu-ville. « Je reviens de Bandundu-ville, où j’ai dû interrompre ma participation aux travaux […] pour venir au chevet de la population de Kikwit, sur ordre du Président de la République, son Excellence Félix Antoine Tshisekedi », a-t-il précisé.
Face au désastre, une réunion d’urgence a été convoquée pour coordonner la riposte technique. Le ministre a affirmé avoir mobilisé l’ensemble des structures techniques de son ministère ainsi que plusieurs entreprises partenaires pour une intervention sans délai. « Dans les minutes qui suivent, nous allons déployer les engins afin que le travail commence », a assuré John Banza.

Au-delà de la réparation de la chaussée, l’enjeu est double pour les autorités. D’une part, il s’agit de rétablir une route d’approvisionnement essentielle pour la région. D’autre part, l’érosion menace directement les infrastructures énergétiques de la ville. Les travaux en « mode d’urgence » visent ainsi à protéger le réseau de la Société nationale d’électricité (Snel), dont les installations sont fragilisées par l’avancée du ravin.

Cette réponse rapide de l’exécutif souligne la priorité accordée à la sécurisation des infrastructures de base face aux aléas climatiques qui frappent régulièrement les provinces de l’ouest du pays.
Tenplar Ngwadi
