Une circulation persistante du virus. La zone de santé de Lodja continue d’enregistrer des cas de Mpox, selon le médecin chef de zone, le docteur Blaise Ovungu. « Nous avons encore beaucoup de cas disséminés çà et là dans différentes aires de santé. Une étude est en cours pour établir des chiffres exacts », a-t-il indiqué.
Bien que les données précises soient encore en analyse, la maladie reste active dans plusieurs zones, avec des cas signalés presque chaque semaine.
Des zones épicentres identifiées
Parmi les zones les plus touchées, Lomela et Kole sont considérées comme les principaux foyers de l’épidémie. Au total, sur les 16 zones de santé que compte la division provinciale, environ six enregistrent encore des cas de Mpox, selon les données de surveillance épidémiologique.
Une baisse relative, mais à confirmer
Les autorités sanitaires notent une diminution apparente du nombre de cas. Toutefois, le médecin chef reste prudent. « Dire que les cas ont diminué de manière formelle nécessite une analyse approfondie des données sanitaires ».
Plusieurs centres sont mobilisés pour la prise en charge des malades, notamment l’Hôpital général de référence de Lodja, l’aire de santé de Kalémie et l’Hôpital général de référence de Utema. Ces structures assurent une prise en charge médicale et nutritionnelle des patients atteints. Contrairement à d’autres zones, Lodja n’a pas encore bénéficié de campagne de vaccination contre le Mpox. « Ici, nous nous sommes concentrés sur la prise en charge des cas, contrairement à d’autres zones qui ont vacciné », a précisé le docteur Ovungu.
Des cas encore non détectés dans la communauté
Le système de surveillance fait face à certaines limites. Des cas échappent encore au contrôle sanitaire, notamment en raison de la faible détection communautaire. Chaque relais communautaire est censé couvrir entre 35 et 50 ménages, mais ce dispositif ne fonctionne pas toujours efficacement. Pour lutter contre la propagation, les équipes sanitaires misent sur les émissions radio, les relais communautaires, les comités d’animation communautaire… Lorsqu’un cas est signalé, les équipes se rendent sur place pour effectuer des prélèvements et transférer les cas graves vers les centres de traitement.
Une population globalement coopérative
Contrairement à d’autres contextes épidémiques, la population de Lodja a globalement bien réagi. « Il n’y a pas eu de panique. Les gens ont compris que le Mpox peut être pris en charge et guéri », rassure le médecin. Les difficultés majeures restent liées à l’accessibilité de certaines aires de santé, le manque de moyens de transport et l’insuffisance de carburant. Certaines zones éloignées compliquent les interventions rapides des équipes sanitaires.
Une surveillance épidémiologique renforcée
Les équipes de santé tiennent des réunions hebdomadaires pour suivre l’évolution de la maladie. « Chaque mardi, nous analysons les rapports pour avoir une situation épidémiologique actualisée », a conclu le docteur Blaise Ovungu.
La Gazette du Continent
