Corneille Nangaa a rejeté toute perspective de dialogue avec les autorités de Kinshasa, estimant que la crise que traverse la République démocratique du Congo ne peut être résolue par de nouveaux compromis politiques.
Dans une vidéo diffusée par ses équipes, il a qualifié le pouvoir congolais de « manipulateur menteur qui ne respecte jamais ses engagements », écartant ainsi toute possibilité de prendre part au processus de dialogue annoncé par les autorités congolaises avec l’appui des confessions religieuses.
Pour Corneille Nangaa, la réponse à la crise actuelle ne réside pas dans « des compromis hypocrites », mais dans une transformation en profondeur de l’État. Il plaide en faveur d’une « refondation de l’État » fondée sur le renforcement de ses principales institutions.
À cet effet, il a identifié quatre priorités : la mise en place d’une armée « dissuasive », d’une police « protectrice », d’une justice « indépendante » et d’une administration « fonctionnelle ».
À travers cette déclaration, Corneille Nangaa ne se limite pas à rejeter le cadre de dialogue proposé par Kinshasa. Il remet également en cause l’idée qu’un accord politique puisse, à lui seul, apporter une réponse durable à la crise, privilégiant plutôt une réforme en profondeur des institutions de l’État.
Cette prise de position constitue l’un des premiers rejets explicites du processus de dialogue annoncé par les autorités congolaises. Elle met également en évidence l’un des principaux défis de cette initiative : la participation, ou non, des acteurs qui refusent de reconnaître le pouvoir de Kinshasa comme un interlocuteur crédible.
Keno M.
