Le vent tourne pour les forces de l’ordre dans la capitale de la République démocratique du Congo. Selon un communiqué du Commissariat provincial de la Police nationale congolaise (PNC) parvenu à notre rédaction, le chef de la police de Kinshasa, Israël Kantu, a formellement interdit à ses agents de procéder à des arrestations basées sur l’apparence capillaire des citoyens.
Ce revirement de situation trouve son origine au sommet de l’État. Dimanche 05 avril 2026, lors de l’accueil des Léopards, l’équipe nationale de football fraîchement qualifiée pour la Coupe du monde 2026, le président Félix Tshisekedi avait personnellement donné des instructions pour mettre fin à ces pratiques.

Saisissant la balle au bond, le commissaire Israël Kantu a ordonné la cessation de « toutes les arrestations arbitraires des Kinois au motif de l’extravagance de leurs chevelures ». Par cette mesure, le patron de la police urbaine entend mettre un terme à des méthodes jugées discriminatoires et contraires aux libertés individuelles.
Au-delà de la simple question esthétique, cet ordre se veut un rappel à la déontologie. Dans le communiqué officiel, le chef de la police kinoise a exhorté ses troupes à la discipline et, surtout, au « respect des droits de l’homme ».

Cette mise au point intervient dans un contexte de célébration nationale, où le pouvoir politique semble vouloir privilégier l’apaisement et le respect des droits fondamentaux au sein de la turbulente mégapole de Kinshasa.
Tenplar Ngwadi
