La problématique des conflits fonciers refait surface. Le bourgmestre de la commune de Mulekera, le commissaire supérieur Dieudonné Ngongo Mayanga, a exhorté la population à dénoncer les pratiques irrégulières liées à la gestion des parcelles. Cette déclaration a été faite vendredi 1er mai 2026, lors d’une assemblée générale organisée par la société civile locale.
Au cours de ces échanges, les participants ont abordé à la fois la situation sécuritaire et la recrudescence des litiges fonciers, notamment les cas de morcellement illégal et de ventes non autorisées de terrains.
Face à cette situation, l’autorité communale a insisté sur la nécessité du respect strict de la loi, qu’il considère comme le principal levier pour freiner ces dérives. Il a également exprimé ses préoccupations quant à l’ampleur croissante de ces conflits, susceptibles, selon lui, de fragiliser davantage la stabilité de la commune.
Dans une intervention accordée à la presse locale, le bourgmestre a invité les habitants à collaborer étroitement avec les services compétents afin de signaler tout cas suspect. Une démarche qu’il juge essentielle pour restaurer l’ordre et encadrer les transactions foncières.
Par ailleurs, Dieudonné Ngongo Mayanga a appelé à un renforcement de la coopération entre la population, les forces de sécurité et les autorités administratives, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants dans plusieurs quartiers de Mulekera.
Située dans la ville de Beni, au Nord-Kivu, la commune de Mulekera fait face à des enjeux multiples, combinant insécurité et pression foncière. Des incursions de groupes armés et des tensions locales continuent d’alimenter un climat de vulnérabilité, selon des sources de la société civile.
Magloire Mutulwa
