Dans un entretien qu’il a accordé à Jeune Afrique, en marge du forum Africa Day qui s’est tenu à Sciences Po Paris , le 4 octobre 2025, le cardinal Fridolin Ambongo a pris la défense de l’ancien président Joseph Kabila et a dressé un bilan sévère et négatif sur les accords de Doha et de Washington.
Pour lui , une condamnation à mort est « un échec de la société, un échec de la communauté ».
Mgr Fridolin Ambongo se dit profondément « préoccupé » par la condamnation à la peine capitale de Joseph Kabila, le 30 septembre dernier par la Haute Cour militaire.
« La communauté est faite pour protéger la vie, pas pour éliminer des vies », a-t-il poursuivi.
Pour le cardinal Ambongo, la condamnation à la peine capitale de l’ancien président congolais compromet les perspectives d’un apaisement du débat politique qu’il appelle de ses vœux.
« Dans un contexte où l’on cherche à rassembler les fils et filles du Congo autour d’une même table, un tel message ne favorise pas le vivre-ensemble », déplore-t-il.
Il a exprimé ses doutes sur les accords de Doha et de Washington
Pour lui , toutes nos richesses sont déjà sous contrôle de puissances étrangères, que reste-t-il à donner aux Américains ?
Il s’inquiète sur les véritables objectifs de ces accords : « Il y a beaucoup de questions que nous nous posons par rapport à ce deal.
Nous ne connaissons pas encore les termes de cet accord, ni ses véritables objectifs ». Pour y remédier, il propose la mise en place d’un dialogue politique réunissant pouvoir, opposition armée et civile, un dialogue inclusif quitte à intégrer les groupes armés.
Il a insisté sur les multiples dimensions de la crise qui frappe l’est du pays depuis trois décennies, en pointant du doigt, les conséquences de la mauvaise gouvernance, les conflits communautaires, les tensions vives entre la RDC et ses voisins (Rwanda, Burundi, Ouganda) et les convoitises étrangères autour des minerais.
La Gazette du Continent
