La gestion de la circulation routière dans la ville de Lubumbashi, province du Haut-Katanga, continue de susciter une vive indignation au sein de la population. De nombreux usagers dénoncent des pratiques abusives attribuées à certains agents de la police de circulation routière, dans un climat de méfiance grandissante.
La polémique a notamment été relancée par la sortie de Solange Tshite sur les réseaux sociaux. Dans deux vidéos largement partagée sur TikTok, elle exprime son ras-le-bol face à ce qu’elle considère comme des contrôles excessifs et parfois brutaux. Elle accuse certains policiers de dépasser leur mission, évoquant des cas d’immobilisation de véhicules, de saisie de clés ou encore de pressions exercées sur des conducteurs, souvent en dehors des procédures légales.
À ces dénonciations s’ajoutent d’autres témoignages faisant état d’interpellations jugées arbitraires, y compris sur des véhicules pourtant en stationnement. Certains conducteurs affirment être arrêtés dès les premières heures de la journée, parfois aux alentours de 7h40, dans des conditions qu’ils jugent injustifiées.
Autre point de crispation : le montant des amendes. Plusieurs usagers dénoncent des sommes élevées, allant de 300 à 500 dollars américains, et réclament plus de clarté sur la nature des infractions reprochées. Ils exigent que chaque sanction soit dûment motivée et conforme aux textes en vigueur. Pour ces citoyens, la mission des agents devrait avant tout consister à réguler la circulation et à veiller au respect du Code de la route, et non à exercer des pratiques perçues comme abusives. « Personne n’est au-dessus de la loi », rappellent-ils, appelant à plus d’équité dans l’application des règles.
Ces critiques interviennent alors que le commandant de la PCR ville de Lubumbashi a récemment annoncé une série de mesures destinées à encadrer les interventions des agents et à rassurer les automobilistes. Mais sur le terrain, plusieurs usagers estiment que les pratiques décriées persistent.
Face à cette situation, les appels à une réforme en profondeur se multiplient, avec pour objectif de restaurer la confiance entre les forces de l’ordre et les citoyens, et d’assurer une gestion plus transparente et équitable de la circulation routière.
La Gazette du Continent
