À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, l’Union Nationale des Cameramen du Congo (UNCC) a exprimé le 11 mai 2026 son mécontentement après l’absence de sa représentation lors de la conférence de presse animée par le Président de la République le 6 mai 2026.
Dans un communiqué signé par son président, Merlin Kamalandua, l’organisation dénonce une mise à l’écart qu’elle considère comme révélatrice du manque de reconnaissance accordée aux professionnels de l’image dans le paysage médiatique congolais.
L’UNCC précise toutefois que sa démarche ne constitue ni une critique du travail accompli par les journalistes et cameramen présents lors de cette activité officielle, ni une remise en cause de l’organisation de l’événement. L’organisation affirme plutôt vouloir attirer l’attention sur la place essentielle qu’occupent les métiers de l’image dans le traitement et la diffusion de l’information.
Le rôle central des cameramen dans les médias modernes
Dans son communiqué, l’Union estime qu’il est réducteur de considérer que la présence des seuls journalistes suffit à assurer une couverture médiatique complète, tandis que le cameraman serait limité à une simple fonction technique. Pour l’UNCC, cette perception ne correspond plus aux réalités actuelles des médias audiovisuels. À l’ère de la communication numérique et de l’information visuelle, le cameraman apparaît comme un acteur incontournable du processus médiatique. Sans images, souligne l’organisation, il ne peut exister ni reportages télévisés, ni retransmissions d’événements, ni communication audiovisuelle efficace.
L’UNCC insiste également sur le caractère complémentaire des métiers de journaliste et de cameraman. Selon elle, les deux professions travaillent en synergie et participent ensemble à la production de l’information destinée au public.
Une contribution au-delà de la captation d’images
L’organisation rappelle par ailleurs que les professionnels de l’image jouent aussi un rôle important dans la sensibilisation et l’éducation citoyenne. À travers leurs productions audiovisuelles, les cameramen contribuent à valoriser l’image de la République Démocratique du Congo et à renforcer les messages liés à la cohésion nationale et à la culture de paix, particulièrement dans un contexte sécuritaire sensible. L’UNCC affirme encourager régulièrement ses membres à produire des contenus responsables et constructifs capables d’accompagner les efforts de stabilité et de développement du pays.
Des interrogations sur la représentativité
Dans sa déclaration, l’Union dit avoir constaté avec étonnement la participation à cette conférence de certaines personnalités issues de divers milieux de la communication, alors qu’aucun représentant officiel de l’UNCC n’avait été convié. Cette situation suscite, selon l’organisation, des interrogations au sein de la corporation des professionnels de l’image, qui souhaitent être davantage associés aux grandes activités officielles liées au secteur médiatique.
Un appel à une approche plus inclusive
Malgré son incompréhension, l’Union Nationale des Cameramen du Congo réaffirme son attachement au respect des institutions de la République ainsi qu’à une collaboration constructive avec les autorités publiques. L’organisation plaide pour une meilleure prise en compte des différentes composantes du paysage médiatique national lors des prochaines rencontres officielles. Pour l’UNCC, la reconnaissance des métiers de l’image constitue un enjeu important pour le développement d’un secteur audiovisuel moderne, professionnel et représentatif.
À travers cette prise de position, l’Union entend rappeler que les cameramen ne sont pas de simples exécutants techniques, mais des acteurs essentiels de la chaîne de l’information et de la communication en République démocratique du Congo.
La Gazette du Continent
