Le chef de la MONUSCO, M. James Swan, poursuit sa tournée dans l’Est de la République démocratique du Congo, une zone marquée par une insécurité persistante depuis plusieurs années. Sa visite, entamée dans la région de Beni, s’inscrit dans une séquence de 48 heures consacrée à l’évaluation de la situation sécuritaire et aux échanges avec les acteurs locaux.
Ce lundi 21 avril 2026, il s’est rendu à la base de la Mission à Eringeti, à environ 50 km au nord de Beni, où il a reçu un briefing de la Brigade d’intervention de la Force. Cette unité est engagée dans des opérations contre les groupes armés actifs dans la zone.
Sur le terrain, les discussions ont également pris une dimension communautaire. James Swan a échangé avec des représentants de la société civile, des organisations de femmes et de jeunes, ainsi que des chefs coutumiers. Les échanges ont porté sur l’impact des violences armées et les attentes des populations en matière de protection et de stabilisation.
Après cette étape, le responsable onusien a poursuivi sa mission à Bunia, en Ituri, une province considérée comme l’un des épicentres des violences armées dans l’Est du pays. Cette arrivée marque la deuxième étape de sa tournée.
Accompagné de la cheffe adjointe de la MONUSCO, Vivian Van de Perre, James Swan doit y rencontrer les autorités provinciales, notamment le gouverneur militaire et les responsables de l’Assemblée provinciale.
Des rencontres sont également prévues avec les partis politiques et les acteurs de la société civile. L’objectif affiché est de recueillir les préoccupations locales et d’évaluer la perception de la mission onusienne sur le terrain.
Dans une région où l’état de siège reste en vigueur, ces échanges s’annoncent déterminants pour la coordination entre la MONUSCO et les autorités congolaises.
La situation sécuritaire en Ituri demeure en effet préoccupante, notamment dans les territoires de Djugu et Irumu, régulièrement touchés par des attaques de groupes armés. Cette visite intervient alors que la MONUSCO est engagée dans une phase de transition et de retrait progressif, dans un contexte sécuritaire encore instable.
Magloire Mutulwa
