Le projet de construction du pont sur le fleuve Oubangui, destiné à relier Zongo, en République démocratique du Congo (RDC), à Bangui, en République centrafricaine (RCA), franchit une nouvelle étape.
Le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a reçu, ce vendredi 6 novembre 2026 à Kinshasa, une délégation mixte composée de représentants de la Banque africaine de développement (BAD), de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) ainsi que d’experts congolais et centrafricains.
Conduite par Mathurin Zanga, spécialiste en chef des transports au Bureau pays de la BAD en RDC, la délégation a présenté les conclusions de la dernière mission d’évaluation du projet, avant la soumission du dossier au Conseil d’administration de l’institution financière.

Évalué à environ 221 millions de dollars américains, ce projet intégrateur sera financé conjointement par la RDC et la RCA, au prorata des infrastructures et des aménagements réalisés sur leurs territoires respectifs. Il vise à renforcer l’intégration régionale et à soutenir la relance économique dans la zone d’influence du futur ouvrage.
Selon le calendrier prévisionnel présenté, le financement devrait être soumis à l’approbation du Conseil d’administration de la BAD au cours du premier trimestre 2027. Dans cette perspective, les procédures de passation des marchés seront anticipées, avec l’accord de la banque, afin de gagner du temps avant la signature des contrats.
Le démarrage des travaux est, quant à lui, envisagé au deuxième semestre 2027, après la ratification des accords nécessaires.

Au cours de cette rencontre, John Banza Lunda a réaffirmé le soutien total du gouvernement congolais à la réalisation de cette infrastructure, conformément à la vision d’interconnexion régionale portée par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et mise en œuvre par le gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.
Le ministre a également instruit les équipes techniques et les partenaires financiers d’accélérer les dernières étapes du processus et de veiller au respect du calendrier établi.
À travers ce projet, les autorités congolaises et centrafricaines ambitionnent de favoriser le désenclavement, de faciliter les échanges commerciaux entre les deux pays et de renforcer les connexions économiques au sein de l’espace de la CEEAC.
Tenplar Ngwadi
