Les interrogations se multiplient autour de la mise en œuvre des accords de Washington entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, alors que plusieurs échéances annoncées n’ont pas été respectées.
Début juin, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, avait exprimé l’espoir de voir les troupes rwandaises se retirer de l’est de la RDC d’ici à la mi-juillet. Cette échéance est désormais dépassée.
Dans le même temps, les États-Unis poursuivent leurs sanctions contre des entreprises rwandaises accusées d’alimenter le trafic de minerais provenant des zones contrôlées par l’AFC/M23. Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, Washington maintient que le Rwanda n’a pas retiré ses forces de l’est de la RDC et que Kinshasa n’a pas engagé la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
De son côté, Kigali soutient que les engagements prévus dans le cadre des accords sont réciproques et reproche à la médiation américaine un manque d’impartialité. Les autorités congolaises affirment, quant à elles, que la majorité des zones où sont présentes les FDLR se trouvent sous le contrôle des forces rwandaises et de l’AFC/M23.
Le 13 juillet, la France a également appelé au retrait effectif des forces rwandaises du territoire congolais ainsi qu’à la neutralisation des FDLR.
Parallèlement, le mécanisme conjoint chargé de vérifier le respect du cessez-le-feu entame seulement son déploiement sur le terrain, alors que les deux parties continuent de s’accuser mutuellement de nouvelles violations.
Ces éléments sont tirés des analyses publiées par le journaliste Patient Ligodi, fondateur d’Actualité.cd, qui s’interroge sur l’évolution et la mise en œuvre des accords conclus à Washington.
La rédaction
