Les échanges à distance se poursuivent entre Félix Momat et le ministre Julien Paluku. Dans une déclaration, Félix Momat a vivement critiqué le parcours politique de ce dernier, remettant en cause la cohérence de ses prises de position et son évolution au sein des différentes majorités politiques.
« L’inconstance, même systématisée, ne fonde jamais un droit à la vérité », affirme-t-il, avant de s’interroger sur ce qu’il considère comme une contradiction entre le passé politique de Julien Paluku et ses déclarations actuelles.
Selon Félix Momat, Julien Paluku, élu député provincial en 2006 sur la liste du RCD/K-ML, alors allié à l’Alliance de la majorité présidentielle (AMP), ne peut « s’inventer une virginité politique » en reniant, selon lui, les filières qui ont marqué son ascension.
Il invite ainsi le ministre à « éclairer la logique » de son parcours, rappelant qu’il a successivement occupé les fonctions d’administrateur de territoire sous la bannière du RCD/K-ML, de maire de Beni puis de Butembo durant la transition, de gouverneur du Nord-Kivu sous les majorités MP puis FCC, avant de devenir ministre au sein du FCC.
Pour Félix Momat, cette trajectoire soulève une interrogation : s’agit-il d’« une indépendance miraculeusement compatible avec tous les dispositifs de pouvoir » ou d’« un opportunisme à géométrie variable », qu’il estime aujourd’hui présenté comme une posture de dissidence.
Poursuivant ses critiques, Félix Momat qualifie les déclarations de Julien Paluku visant le président Joseph Kabila de « carabistouilles » relevant, selon lui, « de la chronique des insignifiances ». Il estime également que les affirmations du ministre selon lesquelles il ne serait pas une « fabrication politique » de Joseph Kabila ne font, selon ses propres termes, que raviver les interrogations sur les débuts de son parcours politique et les ressorts de son ascension.
Keno M.
