Nouveau revers pour Martin Fayulu. Chantal Moboni, secrétaire nationale à la communication de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement, a annoncé sa démission de ses fonctions dans une correspondance adressée au président de son parti ce lundi 22 juin.
Dans sa lettre, l’ancienne responsable de la communication évoque de profonds dysfonctionnements au sein du département qu’elle dirigeait. Elle affirme avoir été victime d’une campagne de diabolisation et de diffamation, une situation qui l’a conduite à quitter ses fonctions afin de préserver sa dignité et son intégrité.
Chantal Moboni reproche également à la hiérarchie du parti, ainsi qu’à son président Martin Fayulu, un manque de réaction face aux difficultés qu’elle dit avoir traversées. Elle dénonce ce qu’elle considère comme un silence complice de la direction alors qu’elle faisait l’objet de multiples attaques.
Dans sa correspondance, elle revient sur les sacrifices consentis au cours de son engagement politique au sein de l’ECiDé. Elle rappelle avoir consacré d’importants efforts à la mission qui lui avait été confiée et souligne son attachement au combat politique mené par le parti.
L’ancienne secrétaire nationale à la communication affirme avoir payé un lourd tribut durant les périodes électorales, notamment lorsque Martin Fayulu était candidat à l’élection présidentielle. Elle évoque avoir subi « des empoisonnements, des agressions, des humiliations et des passages à tabac » en raison de son engagement politique.
Chantal Moboni souligne également qu’elle est restée fidèle au parti dans les moments difficiles, alors que, selon elle, d’autres militants avaient abandonné la lutte ou pris leurs distances avec le mouvement. Elle affirme avoir poursuivi son travail malgré des conditions parfois précaires, allant jusqu’à exercer ses responsabilités sans frais de fonctionnement.
Cette démission intervient dans un contexte qui met en lumière des tensions internes au sein de l’ECiDé et pourrait susciter de nouvelles interrogations sur le fonctionnement de l’une des principales formations de l’opposition congolaise.
Albert Toussaint
