La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a entamé une série de consultations avec les acteurs politiques congolais afin de recueillir leurs positions sur une éventuelle révision de la Constitution ainsi que sur la loi relative au référendum.
Cette initiative intervient quelques semaines après une démarche similaire menée par l’Église du Christ au Congo (ECC), dans un contexte marqué par un débat croissant autour des réformes institutionnelles envisagées dans le pays.
Dans le cadre de ces échanges, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Claude Tshilumbayi, a été reçu par les évêques réunis en assemblée plénière extraordinaire. À cette occasion, il a défendu la loi sur le référendum, estimant qu’elle s’inscrit dans les dispositions prévues par la Constitution.
Selon lui, ce mécanisme permet au peuple d’exercer sa souveraineté à travers la consultation populaire sur des questions d’intérêt national.
Face à cette position, certaines voix de l’opposition continuent d’exprimer leur désaccord sur toute perspective de modification de la Constitution. C’est notamment le cas de Delly Sesanga, qui rejette toute révision du texte fondamental.
L’opposant considère la Constitution comme un pacte social devant être préservé et protégé contre toute remise en cause.
À travers ces consultations, la Cenco poursuit son travail d’écoute des différentes sensibilités politiques afin de recueillir leurs avis sur deux sujets qui alimentent actuellement le débat public en République démocratique du Congo : la révision éventuelle de la Constitution et la loi sur le référendum.
Tenplar Ngwadi
