La Jeunesse du secteur des Wanianga/Bunakima, au Nord-Kivu, par la voie de son président Alain Milikitano Bushiri, a exprimé sa profonde tristesse et sa vive préoccupation à la suite de l’effondrement de la passerelle Bimahamba, survenu le mercredi 3 juin 2026 dans la région de Hombo.
Longue d’environ 200 mètres, la passerelle Bimahamba reliait Hombo-Nord, dans le groupement Bakano, aux localités voisines du secteur des Wanianga. Selon les informations communiquées par la jeunesse locale, l’ouvrage s’est effondré alors que plusieurs personnes, principalement des élèves, étaient en train de le traverser.
Si certaines victimes ont pu être secourues et extraites des eaux, les opérations de recherche se poursuivaient encore pour retrouver les personnes portées disparues.
Un axe vital pour l’économie et la sécurité
La passerelle jouait un rôle stratégique dans la région en assurant la liaison entre deux secteurs administratifs et d’importants centres d’échanges commerciaux. Elle constituait également une voie essentielle pour l’acheminement des produits agricoles vers les marchés locaux.
Au-delà de son importance économique, cette infrastructure facilitait les déplacements des forces de sécurité engagées dans la préservation de la paix dans la zone de Waloa-Loanda. Sa destruction plonge aujourd’hui les populations de Hombo-Est et Hombo-Nord dans une situation d’isolement préoccupante, avec des conséquences directes sur la scolarité des élèves, l’accès aux soins de santé et l’évacuation des récoltes.
Appel à une mobilisation immédiate
Face à cette situation, la Jeunesse du secteur des Wanianga/Bunakima présente ses condoléances aux familles affectées ainsi qu’à l’ensemble de la population de Hombo. L’organisation lance un appel pressant au Gouvernement provincial du Nord-Kivu, au Gouvernement central, aux élus nationaux ainsi qu’aux partenaires humanitaires afin qu’une assistance urgente soit apportée aux populations touchées.
Elle insiste également sur la nécessité de construire dans les meilleurs délais un pont moderne, solide et durable afin de rétablir la circulation et les activités socio-économiques dans cette partie de la province.
Rejet des accusations visant le chef de secteur
Dans son communiqué, la jeunesse des Wanianga condamne également les accusations formulées contre le chef du secteur des Wanianga, le Dr Akilimali Bamwisho Descartes. Les signataires estiment que ces allégations reposent sur des informations erronées et des manœuvres de déstabilisation visant à ternir l’image de l’autorité territoriale. Ils affirment reconnaître les efforts entrepris sous son leadership en faveur du développement local et de la gestion du secteur.
La structure dénonce par ailleurs la diffusion d’informations faisant état de plusieurs dizaines de morts dans cette tragédie, précisant que, selon les données disponibles au moment de la publication du communiqué, aucun décès n’avait encore été officiellement enregistré.
Un appel à l’unité et à la responsabilité
La Jeunesse du secteur des Wanianga/Bunakima invite enfin la population, les leaders communautaires et les acteurs politiques à faire preuve de responsabilité dans la diffusion des informations relatives à ce drame, tout en privilégiant la solidarité envers les victimes et leurs familles.
La Gazette du Continent
