L’insécurité persistante dans le territoire de Rutshuru continue d’affecter le secteur de l’éducation. Selon les autorités éducatives locales, 535 élèves sur les 3 498 inscrits à l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) n’ont pas pris part à la session 2026 dans la sous-division de Rutshuru 2, soit un taux d’absence de près de 15 %.
D’après Henri Tunga Gisamonyo, chef de la sous-division de Rutshuru 2, les zones de Lusuli-Mirangi, Ibuga-Kashuga, Birambizo et Kanyangohe-Karambi figurent parmi les plus touchées. Ces entités, régulièrement confrontées à l’insécurité liée au conflit armé dans la région, enregistrent le plus grand nombre d’abandons scolaires.
Outre la situation sécuritaire, le responsable éducatif pointe également les frais scolaires exigés dans certaines écoles primaires du Nord-Kivu 1. Selon lui, cette pratique va à l’encontre du principe de gratuité de l’enseignement primaire et contribue à l’abandon des études, y compris parmi les élèves finalistes.
« La gratuité de l’enseignement demeure un facteur essentiel pour garantir l’accès à l’éducation pour tous les enfants », a-t-il insisté, plaidant pour que les contributions des parents soient limitées aux établissements comptant un nombre important d’enseignants non pris en charge par l’État.
Cette situation intervient dans un contexte particulièrement difficile pour le territoire de Rutshuru, où l’instabilité sécuritaire continue de perturber le fonctionnement des services sociaux de base, notamment l’éducation.
Magloire Mutulwa
